Lettre à Magali

Le 25 août 2002 par Olivier

Mystérieuse et imprenable, telle semble paraître ma muse. Tes regards furtifs aux teintes ocre n’en illuminent pas moins ma vie. Tout en toi aspire à mon amour. Ta seule présence anesthésie toutes mes angoisses sauf celle de te décevoir. Qu’il est difficile de tenir un discours objectif à ton sujet tant mon cœur t’est déjà lié. D’un passé morne et triste, ma vie a basculé dans un labyrinthe aux milles contrastes. Perdu dans mes doutes, ta voix m’oppose plusieurs voies. Laquelle suivre sans me perdre, sans te perdre ? De nos retrouvailles nacrées saveur cannelle, je tombe inlassablement dans un gouffre de torpeur sans toi, sans foi, ni loi. Cupidon aura finalement exaucé mes vœux mais je dois lui faire aveu : cette nouvelle passion m’enrichit et me dévore tout à la fois, comme si l’amour n’était qu’un serpent se mordant la queue.

Que puis-je offrir à celle qui m’a déjà tant donné ? Ma générosité de temps s’essouffle devant la perspective égoïste de te perdre un jour. Je souhaite tellement voir ta vie parfumée de fraises que j’en oublie les cueillir.

Comme dans un rêve, j’ai l’impression de survoler mon être, de quitter cette enveloppe charnelle ; je suspends le temps pour mieux l’apprécier à tes côtés. Mais bien souvent, le frisson fugace de nos rares contacts charnels est balayé d’un trait par les pics diaboliques d’une jeune femme insouciante. Je dois alors puiser dans nos souvenirs communs, pétillants et suaves, pour pardonner sans un mot ton attitude parfois blessante.

Mais peu importe après tout, car Magali se dévoile comme le breuvage (ndr: censuré pour cause de confidentialité) qui porte son nom : avec modération pour mieux en apprécier la saveur subtile. Et comme tous les grands crus, tu es sûrement promise à l’élite, je suis donc fier que tu m’aies choisi !

Je t’aime, c’est comme si je l’avais toujours su. Mais j’ai l’impression qu’à tes côtés, mon être « amnésique » mon cœur pour le sauver d’une mort douloureuse. Je t’en demande pardon et te promets désormais plus de chaleur dans nos rencontres.

Olive, fin août 2002

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