Première lettre à Magali

Le 10 août 2002 par Olivier

C’était un jour d’été semblable aux autres, baigné dans une pseudo-nonchalance, je roulais paisiblement dans ces allées peignées d’ombres torturées par ce halo blanchâtre et nauséabond d’indifférence écologique. Le bruit assourdissant du moteur me faisait oublier les vagues silencieuses de mes pensées sans écueil. La chaleur suffocante de la cabine contrastait avec mon cœur d’iceberg issu d’une longue ère glaciaire amoureuse. Les aiguilles du temps incarnées sur mon poignet n’oubliaient pas de perforer inlassablement mon sablier de vie.
– Combien de femmes avais-je désiré ?
– Combien d’entre elles m’ont regardé ?
– Combien de flèches décochées ?
– Combien de cibles retournées vers le plus bel archer ?

  • Ma destinée t’a peut-être désignée…
  • Ma dulcinée s’est peut-être résignée…
  • Qui peut savoir ? Laissons la vie nous guider, mon âme qui s’égare dans le vide n’espère qu’un écho, si confus soit-il. Je ne dois plus rester à quai, même si les trains n’affichent aucune destination. Il me faut abandonner mes lourdes bagages pour embarquer le cœur léger dans cette rame, loin de mon train-train.
    Il faut que tout cela SAEZ, il fallut Magali.

  • Jetons le je ! Jetons de jeux.
  • Nouons le nous ! Nous on est new.

    Olive, le 10 août 2002

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