Opération à lettre ouverte

Le 28 novembre 2001 par Olivier

Comment avouer ces deux syllabes formant la plus belle prose au monde ? A ton oreille, la brise de mon désir te paraîtrait insignifiante, absurde et déplacée. Toujours écourter nos « bonjours » : ne pas succomber tendrement à la tentation de te sentir dans mes bras. Reine de mon cœur, tu caresses mes rêves et nourris mes espoirs, j’aimerai juste t’enivrer un peu…

Mais aucune arche entre nos deux rives, pas même un écho dans ton regard que je ne veux plus scruter : la peur de chuter dans l’inconnu. J’avoue mon impuissance sur ta vie, sur la mienne aussi. Je lance ce S.O.S. en terre déjà conquise : je ne sais plus espérer. J’ai épuisé mes buvards à vouloir épancher mes larmes couchées sur le papier. Et toujours trop de bavards à vouloir te pencher sur le sommier !

Je t’en prie, ne scelle pas mon sarcophage de solitude. Cupidon m’a soufflé cette flèche : puisse-t-elle orner ta mémoire sans transpercer mon cœur…

à Sévrine, le 28 nov. 2001

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