Le coffre à jouets

Le 19 octobre 2001 par Olivier

Je suis comme un coffre à jouets,
A chaque ouverture, les regards sont enjoués.
Mais je ne m’ouvre plus si souvent,
Et mon âme s’envole peu à peu au vent.

Du moisi sur mes belles entrailles,
Du vernis sur mon bois ; sinon s’écaille !
Mes joujoux cassés accueillant deux toiles,
Mes trésors cachés oubliant leurs voiles.

Le noir grenier comme seul refuge,
Un soir l’arrivée de cette vieille luge :
Ma compagne hélas d’infortune,
Nous rêvons tous de nouvelle lune.

Même l’hiver ne veut plus d’elle.
La neige a retrouvé ses ailes :
Elle fuit les béants trous d’ozone
Pour surprendre les jeunes amazones.

Par deux fois, j’ai dévoilé mon cœur,
Ces fillettes me rappellent la liqueur :
Enivrante dans la séduction,
Déchirante dans la séparation.

La clef que la première m’a laissé,
La seconde ne voulut s’en séparer !
Ses larmes à force de couler,
Inondent mes poupées refoulées.

Les doubles retrouvés à force de fouiller,
Pourront-ils actionner ma serrure rouillée ?
Que restera-t-il à sauver dans ces écueils ?
Rantanplan me voit-il comme un cercueil ?

Qu’importent les doutes et la désolation,
Tant que ma route sinueuse mène à la passion !

à mon enfance perdue, le 19 oct. 2001

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