Pourquoi s’en Halley ?

Le 1 novembre 2000 par Olivier

Je regarde toujours les femmes,
Et personne ne m’en blâme.
Même si Cupidon est infâme,
Il n’éteint pas encore ma flamme.

Ces donzelles ne se doutent de rien,
Mais quelqu’un les admire de loin,
Même s’il n’ose plus devenir terrien,
Il continue d’y penser au moins !

Dans cette galaxie peu aimante,
Où toutes mes étoiles si scintillantes
Voient graviter tant de planètes imposantes,
Je ne fais que passer, je suis filante.

Je suis une comète certes glaciale,
A première vue, rien de spécial.
Mais dans ma longue traîne spatiale
Se cache une magie toute faciale

Celle-ci n’agit que très rarement
Seulement quand une femme, bizarrement,
Freine un peu ma course vers le firmament
Et prend le temps d’écouter sincèrement

Le message universel et intemporel
Que je sème vaillamment en elles.
Un peu de ma lumière irréelle
Suffit alors à raviver malgré le gel

La graine précieuse du sourire,
Qu’elles cachent derrière leurs soupirs.
Alors éclot le temps d’un rire
Cette éclipse infime de désir.

Gravitant crescendo à en périr,
Arrivant tout juste à les étourdir.
Les amants satellites peuvent frémir,
Car ma poésie pourrait toutes les éblouir !

à toutes ces femmes que j’ai aimé, le 1er nov. 2000

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