Je suis « mots dits »

Le 30 octobre 2000 par Olivier

Cupidon m’a jeté un sort.
Un don vieux comme Loukhsor.
C’est bidon mais j’m’en sors,
Aidons-le à prendre son essor.

Il m’amourache toujours des femmes prises.
La malédiction est sans surprise,
Elle a sur moi toute emprise.
Le courant ne passe plus que par la prise.

Aucune précaution, aucune protection,
Aucune caution pour la prétention,
Le remords ne vient pas en aide,
La mort ou l’oubli comme seuls remèdes.

Aurélie ne sera jamais dans mon lit
Aurélie, il faudrait que je t’oublie
Aurélie, si je danse avec ma folie
Aurélie, c’est pour oublier ma noyade dans la lie.

Une fois de plus, tu n’étais qu’un mirage
Encore une fois, je contiens ma rage
A tout prix, je dois rester sage
Et comme d’habitude, je remplis la page.

L’âme en peine, visions morbides
Pas de veine, encore un bide
Sang d’une veine, corps qui se vide
La tête pleine mais les yeux livides.

Je ne vois plus l’horizon,
Tout juste à peine le gazon.
Il ferait une très belle maison,
Si j’épuisais trop tôt ma raison.

L’amour est décidément bien cruel,
Il s’affiche dans toutes les ruelles,
Mais s’amuse à grands coups de truelle
A bétonner mes belles et fines ailes.

Elles en perdent toutes leurs plumes.
Le poète n’a plus que sa plume,
Il traine désormais son enclume
Tout prêt à danser sous les écumes.

J’irai rejoindre ces belles sirènes
A défaut d’avoir trouvé ma reine.
L’amour, jamais rien ne l’égraine
Mais inlassablement le destin me freine.

à Aurélie, le 30 oct. 2000

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