Cadeau du mimizuku

Le 10 mars 1999 par Olivier

Je finis ma vie loin de ce brûlant été.
Les araignées ont vite rangé leurs toiles,
Car je rejoins à présent cette grande cité,
Et on m’a aveuglé d’un épais voile.
Mais si je meurs tristement décapité
Je porte joyeusement ma nouvelle étoile.

Après avoir abrité quelques jolis faons,
Et hébergé quelques douces mésanges,
Me voici au milieu des petits enfants !
Même les petits, encore dans leurs langes
Participent à mon nouvel effet coiffant
Car tous espèrent la venue du nouvel ange.

Pour ne plus trembler sous le froid,
Les hommes m’ont couvert de guirlandes.
Puis pour atténuer mon grand désarroi
Ont remplacé mes vieux fruits par des amandes.
Cette nuit, c’est moi le nouveau roi,
Et l’ Olivier ne regrette plus le pays des landes.

à mon amie Mokona, le 10 mars 1999

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