Sage tatouage

Le 18 avril 1998 par Olivier

Louisa, tu m’imposes un doux clivage,
Mais ce n’est qu’un nouvel esclavage.
Toujours en moi continue le ravage,
Et rien ne l’atténuera, pas même ces lointains rivages.

Espérons que mon amour non volage
Ne plongera jamais le jeune mage
Dans la quête aux milles villages,
Rendant impossible tout arrimage.

En maudissant ton mariage,
De l’ Olivier, je brisais le feuillage.
Je ne savais pas que dans ton sillage,
Naîtrait un nouvel enfantillage.

Dans mon cœur, ce profond forage
Fit jaillir un trop puissant orage.
Et désormais loin de toi, mon mirage,
Mon âme tente de calmer cette rage.

En tournant lentement la page,
J’espère éviter le dérapage.
Et toujours plus haut, dans ces alpages
Rebondir sur ces quelques nuages.

Je conserve dans mon ermitage
Ma poésie, notre seul héritage.
Peut-être, dans la thérapie du partage
Mon âme atteindra un nouvel étage.

Toujours en moi subsiste ton image,
Elle s’est gravée comme un tatouage.

à Louisa, le 18 avril 1998

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