Orphelins

Le 17 novembre 1997 par Olivier

Le poète se meurt Louisa,
Et avec lui tous mes souvenirs,
D’un bonheur que rien ne comblera.
Satan savoure déjà sa victoire à venir
Sur l’adulte au regard chagrin et las,
Qui veut maintenant te fuir.

Mes poèmes orphelins dorénavant,
Trouveront-ils autre lectrice ?
Lorsque Satan aura volé mon âme d’enfant,
Qui refermera ma béante cicatrice ?

Qui chassera ta présence dans mon cœur ?
Qui anéantira d’un regard tant de labeur ?
Ton souffle chassait mes terreurs.
Mon âme accumule les erreurs.

à Louisa, le 17 nov. 1997

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