Départ reporté

Le 4 novembre 1997 par Olivier

Je n’ai pas eu le courage
De partir vers ces lointains rivages.
Cette plaie mal refermée m’emplit de rage ;
Mickey a fait trop de ravages.

J’aurais pu quitter dignement la scène,
Et continuer de t’aimer honorablement.
Mais Mickey dans sa pauvre haine
A décidé d’accentuer l’éloignement.

Ma solitude d’homme enfant,
Je peux la combler avec Satan.
Il a désormais la primeur de ma poésie,
Puisque vous avez rejeté ma tendre hérésie.

Si ta rupture m’a jeté sur tant d’écueils,
Ta présence m’a fait passer de nombreux seuils.
Cette flamme ravivée dans mon oeil,
Se propage sur ces quelques feuilles.

Le poète de ses larmes bleues,
Remplit l’encrier des amoureux.
Mais il cherche à nouveau sa plume,
Que Louisa a caché sous l’enclume.

Ce troisième poème écrit
Ne poussera aucun cri.
Personne ne m’avait autant affaibli,
Je tombe sûrement dans la folie de l’oubli.

à Louisa, le 4 nov. 1997

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