Ce téléphone aphone

Le 10 octobre 1997 par Olivier

L’huître n’est plus fermée,
Elle est très abîmée,
Elle est perdue à tout jamais,
Elle n’a pas été consommée.
Pourtant sous ses abords grossiers,
Elle cachait une chair veloutée.
Louisa y avait à peine goûté,
Mickael l’a aussitôt jeté.
Il avait peur que son goût salé
Ne révèle une drogue cachée.
Pourtant Louisa a recraché,
Oubliant ce qui s’était passé.

Pauvres hommes, nous sommes,
Si peureux, si envieux.
Quel drame dans ce cri d’alarme,
La mer n’entendra que le vent d’automne.
Comment ont survécu tous ces vieux ?
Je suis trop blessé, je cherche mon arme.

Mon cousin inconnu,
Mort de s’être trop suicidé,
Peut-il à présent m’aider ?
Louisa, nous nous sommes perdus.

Si seulement, tu me l’avais dit en face,
Tu aurais hésité à briser la glace.
Tu as enterré nos émotions,
Je hais ta nouvelle chanson.
Mickael peut t’offrir des millions de perles,
Il ne retrouvera jamais celle au goût de sel,
Que par mégarde ou fausse méchanceté,
Tu as été obligé de recracher.

à Louisa, le 10 oct. 1997

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