Espoir déchu ?

Le 8 septembre 1997 par Olivier

Une vie de trop d’années encore,
Ne vaut rien remplie de jours noirs.
L’histoire de la vie semble entretenir,
Depuis des millénaires, toujours plus fort,
En chacun de nous le faible espoir,
De voir l’amour naître et grandir.

Le ciel toujours aussi serein,
Envoie ses anges bienfaiteurs
Sur toutes les générations.
Mais depuis longtemps mes yeux éteints,
A la recherche de l’âme sœur,
Scrutent inlassablement l’horizon des passions.

Le désert m’entoure à présent.
La foudre s’abat souvent sur les arbres,
Je recherche l’oasis aux cent palmiers.
Soudain je l’aperçois droit devant,
J’y cours, je veux fuir ces dunes macabres.
Je ne dois pas être le premier.

Des sables toujours mouvants,
Surgissent quelques crânes.
L’oubli suffit pour ces malchanceux.
Personne ne viendra pleurant,
Prier pour la paix de leurs âmes.
Nul besoin de tombes pour eux.

Mais que se passe-t-il subitement ?
Je perds mon objectif de vue.
Le désert m’abuse avec ses mirages.
Le diable y joue sataniquement.
Il me l’a bien dit, c’est connu :
Le ciel ici ne s’éclaircit jamais de nuages.

à Louisa, le 8 septembre 1997

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