Le cri

Le 3 octobre 1997 par Olivier

Louisa, je ne sais quoi te dire,
Le silence est parfois moins pire.
Le regard de tous ces cloportes,
Il faut que je le supporte.

Chaque soir sur la route,
Je tue une fois de plus ma déroute.
Ma personnalité en hibernation
Entre maintenant en action.

Mais celle-ci n’est pas la bienvenue,
J’ai peur de cette inconnue.
Je la redoute mais la respecte,
Sans doute m’écrasera-t-elle comme un insecte.

Tout est confus à présent,
Je ne veux devenir médisant,
Mais mon amour, je le sais désormais
Est cruel car je voudrais t’enfermer.

Ce calme dont j’étais si fier,
Presque issu de l’âge de pierre,
Me fait maintenant froid dans le dos.
Cette mer où baignent tous ces badauds,

Si longtemps adulée par les pêcheurs,
Peut-elle trop s’agiter de terreur ?
Comme toutes les sangsues,
Je cherche en vain mon issue.

Je fais souffrir beaucoup trop vite,
Je ne suis qu’un parasite.
Ma lucidité va te faire bondir
C’est pourquoi je dois partir.

Ma folie encore latente
Se calmera sous la tente.
Et si celle-ci s’empare de moi,
Malgré ton absence de plusieurs mois,

Alors prie pour mon âme une dernière fois,
Car Dieu ne m’a pas donné la foi.
L’ultime voyage sans retour
Achèvera mes souffrances en bas d’une tour.

à Louisa, le 3 oct. 1997

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