L’amour n’attend pas

Le 16 septembre 1997 par Olivier

Une plante toujours épineuse,
A chaque pleine lune de minuit,
Ouvrait sa corolle sans bruit,
Attendant une belle butineuse.

La fleur sous ses aspects difficiles,
Cachait le jour son précieux pollen,
De peur d’être pillée par une guêpe vilaine.
Celui-ci était réservé à une abeille des îles.

Plusieurs saisons passèrent,
Sans un seul bourdonnement.
Puis par une nuit claire comme un diamant,
Des centaines de frelons affolés la frôlèrent.

Ne pouvant plus attendre,
Un feu de forêt s’approchant.
La fleur lâcha son nectar quasi brûlant,
Ne laissant d’elle que ses cendres.

L’ultime semence au dessus des braises,
Par son odeur envoûtante,
Dans le vent de la tourmente,
Attira finalement une abeille portugaise.

à Louisa, le 16 sept. 1997

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