La Sierra

Le 26 mars 2015 par Olivier

Des pourtours d’un jardin, je vous ai croisé.
Nulle alentour, je ne voulais sympathiser :
Seuls vos contours sublimes ont attisé
Sans détour le cœur d’un chevalier croisé.

Je reviens de terres lointaines
Où nulle femme n’égale
Votre courage de cigale,
Elles sont bien trop hautaines !

Loin des beautés artificielles,
Vous apparaissez sans aucun fard,
Vous ne cachez aucun teint blafard,
Vous êtes moins superficielle.

Vos courbes, ainsi que votre visage
Émoustillent le jeune mage,
Évoquant les caresses sages
Que la vague forme sur le rivage.

J’ai dosé mon phantasme en tranches :
J’ai posé mes mains sur vos hanches,
J’ai osé divaguer sous vos manches,
J’ai rosé vos lèvres blanches.

Quand le moment vous siéra,
Réunis jusqu’à l’aube dans un hôtel,
Nous élèverons ensemble notre autel
Projetant notre ombre par delà la Sierra.

Votre Olive.

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