Filent les étoiles

Le 23 mars 2015 par Olivier

J’ai longtemps erré dans un froid sidéral,
Cherchant sans fin ma bonne étoile,
Celle qui saurait me retenir dans sa toile,
Et révéler ainsi quelques aurores boréales.

Je suis la comète que tu as placé en orbite.
Accordant nos cœurs comme un Pulsar,
Notre union rêvée « made in Pixar »
Étincelait comme une pluie de météorites !

Mais tout a basculé en une soirée.
Mes cristaux de glace jadis si dorés,
Ont fondu en larmes puis se sont évaporés,
Ne laissant qu’une atmosphère moirée.

Je ne renvoyais plus ta lumière,
Tu me voyais d’un mauvais air.
Balayée par tes vents solaires,
Je n’étais plus que poussière.

Pour mieux atténuer ton vide cosmique,
Tu scrutais à nouveau l’interstellaire.
Fuyant mes débris parcellaires,
Notre union était devenue comique.

Tu as cru que les lueurs de gypse,
De cette lune si brillante
Occulteraient notre union fuyante.
Mais ce n’était qu’une éclipse.

Observant l’alignement sans protection,
La noirceur a brûlé mes yeux.
Mon cœur ne fait plus d’envieux,
Lui seul recevait ton affection.

Dispersée par ta flûte traversière,
Ma belle traîne s’en est allée.
Elle n’a plus le panache de Halley,
Dans cet amas de poussières.

Cet astre n’a jamais sondé ton noyau :
Fragilités et sensibilité de Diva,
C’est aussi çà une super Nova,
Finalement quel tord-boyaux !

L’éléphante se cache pour mourir,
Tandis que le lion devient blême.
L’étoile s’effondre sur elle-même,
Tandis qu’une comète file pour souffrir…

Je t’aime, (ton) Olive.

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