Cette prison ouverte

Le 14 septembre 1997 par Olivier

Sur le chemin de ma vie, à chaque carrefour,
Le destin m’a envoyé ses guides.
Mais hélas depuis quelques jours,
Je me perds dans un labyrinthe sordide.

J’étais intrigué qu’il ne soit pas indiqué,
Mais fasciné comme tous les artistes,
Et ne trouvant pas çà compliqué,
J’entamais les joies du hors-piste.

Au fil de mes expériences et découvertes,
Je devenais excellent navigateur.
Auparavant foulant les plaines d’herbe verte,
Je sautais les ravins, défiant la pesanteur.

J’ouvrais enfin les portes du bâtiment,
Et m’engouffrais sans retenue.
A peine entré, au sol une dalle de ciment,
Se dérobait et me plongeait dans l’inconnu.

Dans ma chute, je sentais une odeur,
Apaisante et chaude comme la braise.
La réception se fit dans la douleur,
J’avais atterri dans une fournaise.

D’une porte cachée entrait une belle inconnue,
De suite mon cœur battit la chamade.
J’exposai sans prendre garde mon âme à nu,
C’était l’heure de la première brimade.

Elle m’apprit que je n’étais pas le premier,
Qu’un autre homme était tombé ici bas.
Lui aussi subjugué se mit à la prier
Si longtemps que finalement elle l’épousa.

Mon âme estropiée voulait l’oublier,
Elle, compatissante, tentait de m’aider.
Mais mon cœur lui était à jamais lié,
Il était inutile de s’évader.

à Louisa, le 14 sept. 1997

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