A E I O U Y

Le 11 septembre 1997 par Olivier

Aujourd’hui, un poème triste, çà change pas…
Dis-moi si tu m’aimes un peu Louisa.
Car des larmes viennent à mes yeux,
Chaque soir en exprimant mon vœu
Faut-il te l’exprimer ici ?
Je ne suis même pas encore ton ami.
Tu me lis… C’est déjà trop beau,
Mais cesses de répéter ces mots :
« La vie vaut la peine d’être vécue,
Tu trouveras bien une fille dans la rue. »
Expédies-moi plutôt chez les Grecs,
Ou invites-moi en discothèque.

Mesures-tu la sincérité de ce bla-bla ?
Peu de chose séparent ma vie du trépas.
Mais j’essaierai de mourir vieux,
Car ce que j’écris t’émeut…
Que faire de ma trop longue vie ?
Mon seul répit est-il dans la poésie ?
A cet instant, je me sens idiot,
Je voudrais périr dans un tombeau.
J’y exposerai mon âme à nu,
Et toi, en oubliant m’avoir connu…
Tu rangerais ton mouchoir désormais sec,
Prés de mes poèmes dans la bibliothèque.

à Louisa, le 11 sept. 1997

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