Mona Louisa

Le 10 septembre 1997 par Olivier

Je n’ose te le dire, j’ai trop envie,
J’aimerai deux photos après la cueillette.
L’une de toi modèle réduit,
Toujours près de mon cœur dans sa pochette.
L’autre de ton mari agrandie,
Une belle cible pour mes fléchettes.
Je t’en supplie, dis oui
En récompense de ces quelques lettres.
Jamais auparavant, je n’ai tant écrit,
L’amour fait resurgir mon âme de poète.
Mais même si souvent, grâce à moi tu souris,
Je ne peux cacher ma mine tristounette.

Nul besoin de maquillage,
Ton sourire dépasse tous les truquages.
Mon rêve incarné dans ton image,
Se reflétera quelque soit ton âge.
Et si, au crépuscule de ta vie sage,
Un jour tu rencontres un vieux mage,
Prêtes attention à son message.
Peut-être de son ermitage,
Te remettra-t-il cette photo d’un autre âge,
Issue d’un récent héritage
D’un globe-trotter de passage,
Qui voulut, seul, tourner la page.
Eh oui, la poésie est finie, c’est dommage,
Je dois préparer mes bagages…

à Louisa, le 10 sept. 1997

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