Pauvre récolte

Le 9 septembre 1997 par Olivier

Sous mon ciré bien étanche,
Je ne crains pas d’être mouillé,
Même si l’eau ruisselle sur mes hanches.
Que ces arbres sont mal taillés,
Je ne vois pas à travers les branches,
Celle que le destin m’a envoyé.

A terre, le feuillage chef éclairagiste,
Habille subtilement d’ombres et lumières,
Ses longs cheveux si tristes.
En haut de l’échelle, dans ce bleu couleur mer,
Telle une danseuse sur sa piste,
Cette vision de toi me laisse un goût amer.

Au commencement, Adam et Ève,
Sous les yeux d’un serpent pas si naïf,
Croquèrent la pomme d’amour.
Pour ma part, pas de trêves,
Je les mange toutes à vif,
Car j’attends ce reptile depuis toujours.

Miracle, j’entends siffler, serait-ce lui ?
Damnation, quelle poire je suis; c’est midi.

à Louisa, le 9 sept. 1997

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