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Cardiomégalie (poème inachevé)

mercredi 30 octobre 2002

Au fil du temps, victime d’aboulie
La solitude entrainait l’ oligosialie
En manque cruel d’alcali
Attendant ma princesse, j’étais toujours Cécilie !
Aucun remous à la surface de mon cœur, pas la moindre encyclie.
Marre de bouffer des raviolis
Implorer le ciel me donner le torticolis.
J’étais vraiment ramolli

Libéré de mes émotions refoulées, elle était leur ampli
Son regard, 1000 fois m’a anobli
Même si à chaque fois, j’étais victime de Polysialie
Mon ange, je lui vouais Dulie
Sa peau à peine éfleurée provoquait une crise de Tachysystolie
A ses côtés, je me croyais en périphélie
L’hiver approchant, je serai bien allé en Australie
Lui ramner les plus belles avalies
Pour qu’elle se soit encore plus embellie,
Bien qu’à mes yeux, c’était déjà la plus jolie !

J’apercevais à peine les anomalies
Mais la rupture me fit comprendre mon Acéphalie,
Son absence m’avait certes affaibli,
Mais sa lueur devenue si froide m’éjectait en aphélie
Je jouais mon joker et faisait paroli,
Mais à ma surprise, elle a tout démoli
Je ne recherche pourtant pas l’Algophilie
Mais toutes mes amours m’y mènent.
Le coeur humain srrait-il en état d’Atélie ?
Et le mien en Hypertélie ?
Endosser le surplis ?
L’Olivier pleure ses volis
Et penche vers la toxicophilie
En refusant mon amitié, elle m’a avili
L’homme dans sa quête d’Orthoscélie,
S’est bien compliqué la vie en plaçant sa tête au dessus de son coeur !

(4)
La messe est dite, distribuez l’Oublie
Un pas décisif j’ai toutefois accompli,
J’ai cassé mon cocon, que vive l’Acidalie !
Pour elle, ce flirt ne fut qu’une rosalie
Je me résigne à suivre la Vox Populi,
Mais elle ne m’a pas aveuli !
Mes larmes ont su éteindre ce brûlis
A ces yeux, ce poème vaut-il un Vreneli ?
Même s’il fut écrit en Souahéli,
Il ne l’aurait pas plus excité que ?
La jeunesse et ses péchés abolis,
Sa ligne de conduite, enfin assouplie,
Saura-t-elle enseveli ?
Seul, je règne désormais en autotélie

à Magali, amèrement, octobre 2002


Aboulie : n. f. (gr. aboulia, irréflexion; 1883). Ralentissement et insuffisance de la volonté, aboutissant à la difficulté ou à l’impossibilité d’agir.
Acalculie : n. f. Neurol. Non-reconnaissance des chiffres et des symboles arithmétiques, que le malade perçoit comme des dessins ; impossibilité d’effectuer des opérations arithmétiques.
Acéphalie : n. f. (1836). Malformation congénitale consitant en l’absence de tête.
Acidalie : n. f. (lat. acidalia, surnom de Vénus; 1845). Papillon du groupe des phalènes ou géométridés, dont la chenille vit sur le thym, l’origan et l’achillée.
Aïoli : n. m. Coulis d’ail et d’huile d’olive, consommé dans le midi de la France.
Alcali : n. m. Nom générique des hydroxydes de métaux alcalins (soude ou potasse) et de l’hydroxyde d’ammonium.
Algophilie : n. f. Psychiatr. Recherche des sensations douloureuses.
Ancolie : n. f. (lat. médiév. aquilea, du lat. class. aquilegus, qui recueille l’eau; 1325). Plante cultivée pour ses fleurs à 5 éperons et de couleurs variées (famille des renonculacées)
Aphélie : n. m. (gr. apo, loin de, et hêlios, soleil; 1690). Astron. Point de l’orbite d’une planète, ou d’une comète, qui est le + éloigné du Soleil (contr. Périphélie).
Atélie : n. f. (gr. telos, fin). Biol. Etat d’un organe devenu inutilisable au cours de l’évolution d’une lignée, par suite d’une régression constante.
Autotélie : n. f. (gr. telos, fin; 1863). Philos. Qualité de l’être qui peut déterminer lui-même la fin de ses actions.
Avalies : n. f. pl. (de avaler). Laines qui proviennent des peaux de moutons égorgés à l’abattoir.
Aveulir v. tr. Litt. Aveulir qq., le rendre veule, lâche, faible
Avilir v. tr. (1350). Abaisser jusqu’à rendre méprisable; dégrader
Bengali : n. m. Langue parlée au Bengale et au Bangla Desh.
Brûlis : n. m. Géogr. Partie de forêt ou de savane incendiée volontairement, afin d’y pratiquer une culture temporaire.
Cardiomégalie : n. f. Pathol. Volume excessif du coeur.
Casus Belli : n. m. inv. 1. Tout fait qui peut entraîner rupture avec une puissance et causer la guerre. 2. Prétexte par lequel on justifie un conflit.
Cécilie : n. f. (lat. caecus, aveugle). Batracien fouisseur de l’amérique du Sud. (Ordre des apodes).
Chablis : n. m. (v. 1800). Vin blanc, sec et léger, très estimé, récolté près de Chablis (Yonne). et si Magali (mon Champagne) n’était qu’un vin blanc ?!
Châlit : n. m. (lat. pop. catalectus, de lectus, lit; 1190). Bois de lit ou armature en fer d’un lit.
Chevalis : n. m. (de cheval). Trav. publ. Passage fait de grosses pierres, dans une rivière dont les eaux sont basses.
Chienlit : 1. n. (1740) Masque de carnaval qui court les rues : il prend un masque de carnaval; il devient chienlit (Montherlant). 2. (1968). Désordre, situation chaotique ou inconfortable. De nouveau, je fais semblant d’être bien devant tout le monde (et particulièrement ceux qui m’aiment) alors ke je soufre + ke jamais !
Colis
Conflit
Coolie : n. m. (angl. coolee, de l’hindi kuli, laboureur loué à la journée; 1699). Travailleur chinois ou hindou : Des tireurs de pousse, des coolies désoeuvrés (Dorgelès) [syn. Porteur].
Coulis
Courlis : n. m. Oiseau échassier migrateur (long. 70 cm), habitant près des eaux douces ou sur les côtes, à long bec arqué.
Dulie : n. f. (gr. douleia, servitude; 1372). Théol. Culte de dulie, hommage rendu aux anges et aux saints, par opposition au culte de latrie, rendu à Dieu.
Délier
Délit
Dépolir
Echolalie : n. f. (1888). Psychiatr. Fait de répéter machinalement les paroles entendues. « Je comptais pour elle », parole 1000 fois resacée dans mon esprit !
Elire
Embolie
Encyclie : n. f. (gr. kuklos, cercle). Chacun des cercles concentriques qui se forment sur une eau tranquille, lorsqu’on produit un choc en un point de sa surface.
(r)Etablir
Féralies : n. f. pl. (lat. feralis, qui a rapport aux dieux mânes; 1880). Hist. rom. Fêtes en l’honneur des morts.
Fontanili : n. m. pl. (mot it.;1940). Géogr. Lignes de sources qui surgissent en aval des plaines de piémont.
Géopélie : n. f. (du gr. peleia, pigeon; 1872). Très petit pigeon d’Australie, souvent élevé en cage en Europe sous les noms de colombe diamant, colombe tranquille, etc.
Glossolalie : n. f. (v. 1900). Hist. relig. Don surnaturel des langues. J’aurai dû en être pourvu pour comprendre Magali entre les lignes.
Guili guili
Homélie : n. f. 1. Instruction familière sur la religion, principalement sur l’Evangile; prédication faite au cours de la messe : Les homélies de saint Jean Chrysostome. 2. (1835). Péjor. Discours moralisateur (syn. Remontrance, Réprimande, Sermon).
Hypertélie : n. f. (gr. hupertelês; 1962). Biol. Développement excessif d’un organe, ayant pour effet de le rendrenuisible chez certaines espèces, alors qu’il est utile chez les espèces où il est moins développé.
Kali : n.m. Bot. Plante épineuse de l’Europe du Sud, aux tissus fortement alcalins, et poussant sur les terrains salés (famille des salsolacées). Si l’alcalin entre dans la compo des piles, alors Kali c Magali puisqu’elle me faisait mal tt en me rechargeant !!
Lapilli : n. m. pl. (mot it., pl. de lapillo, du lat. lapillus, petite pierre; 1829). Géol. Fragments de projections volcaniques. De toutes ces pierres volcaniques (les femmes) ki me sont tombées sur la gueule, Magali était la + précieuse (Lapis-Lazuli)
Lapis-Lazuli : n. m. inv. Pierre fine d’un bleu d’azur, qui est du silicate d’aluminium et de sodium contenant du souffre à l’état très divisé, employé en bijouterie et en tabletterie (syn. Lazurite)
Li : n. m. (mot chin.;1764). Ancienne mesure itinéraire, en usage chez les Chinois et valant environ 576 m. Bien que séparés par une trentaine de Li, Magali est comme à l’autre bout du monde !
Lie : n. f. (v. 1580). Rebut, ce qu’il y a de plus vil, de plus mauvais. La solitude m’entraine vers la Lie de l’alcool !
Lire
Lit
Lobélie : n. f. Plante des régions exotiques, cultivée pour ses fleurs colorées et pour son action stimulante sur la respiration. (Famille des campanulacées). J’étouffe, il m’en faut très vite !!
Lucilie : n. f. Mouche d’un vert métallique, vivant sur les fleurs et les ordures, et pouvant pondre sur la viande. voir Rossolis
Mali Je devrais peut-être y aller pour oublier ke je l’aime.
Mélancolie
Néroli : n. m. (du nom d’une princesse it. qui aurait inventé ce parfum; 1672). Huile volatile extraite de la fleur d’oranger. Son odeur ki s’est elle aussi volatilisée !?
Mohamed Ali
Baba Ali
Oligosialie : n. f. (du gr. sialos, salive; 1843). Méd. Diminution de la sécrétion salivaire. (contr. Polysialie].
Ordalie : n. f. (de l’anglo-saxon ordâl, jugement, d’orig. frq.; 1721). Hist. Epreuve judiciaire en usage au Moyen Age sous le nom de jugement de Dieu : Ordalie de l’eau, du fer chaud.
Orthoscélie : n. f. Biol. Etat des espèces qui, comme l’homme, ont les jambes droites par suite du passage de la charge du corps de 4 points d’appui à 2 seulement.
Osmanli, e : adj. Relatif aux Osmanlis, tribu turcomane dont les chefs furent les fondateurs de l’Empire ottoman. Peut-être aurai-je du l’être pour l’impressionner !
Oubli est-ce mon point de salut ?
Oublie : n. f. Liturg. et vx. Pain d’autel préparé pour la consécration de la messe.
Panoplie
Pâlir Je suis pâle depuis sa rupture, comme si mon sang n’était plus acheminé par mon coeur !
Palis : n. m. 1. Pieu pointu qu’on enfonce avec d’autres pour former une clôture. 2. Enceinte de pieux. Magali en a érigé une autour d’elle, et celle-ci tranbsperce mon coeur à chaque fois ke je m’aproche d’elle !
Parentalies : n. f. pl. (lat. parentalia; 1721). Antiq. rom. Fêtes annuelles en l’honneur des morts.
Parhélie : n. m. (lat. parelion, gr. parêlios, de hêlios, soleil; 1611 et 1671). Phénomène lumineux qui, comme celui du halo, est produit par la réflexion et la réfraction de la lumière solaire dans les petits cristaux de glace qui se trouvent en suspension dans l’atmosphère.
Parmélie : n. f. Bot. Lichen formant une lame jaune sur les pierres et les troncs d’arbres. çà finira bien par recouvrir ma pierre tombale !
Paroli : n. m. (mot it., probabl. du napolitain paro, égal; 1640). 1. Au jeu, action de doubler sa mise quand on vient de gagner : Faire paroli. 2. Class. Donner, faire le paroli à quelqu’un, renchérir sur ce qu’il a dit ou fait.
Philocalie : n. f. Liturg. Anthologie de textes mystiques chez les orthodoxes. Peut-être un jour ma prose atteindra aussi un seuil mystique ?
Phyllie : n. f. (1812). Zool. Insecte chéleutoptère d’Indonésie, ressemblant, par sa forme, sa couleur et ses ornements, aux feuilles des arbres sur lequel il vit. J’aimerai pouvoir me camoufler comme lui pour t’espionner !
Pissenlit Manger les pissenlits par la racine (être mort)
Pli Faut pourtant que je prenne le pli ! Je ne peux plus lui envoyer sans cesse mes plis (lettres)
Repli je me replie sur moi-même une fois de + pour survivre !
Poli (polir), je devrais peut-être polir ma personnalité pour la rendre + « lisible » + vite.
Poulie
Ptérylie : n. f. Zool. Ligne de la peau des oiseaux, le long de laquelle sont implantées les grandes plumes.
Rallye
Remplir
Retablir
Rhinolalie : n. f. (v. 1900). Troubles de la voix dus à des modifications dans la résonance des cavités nasales. Qd je pleure ?
Rosalie : n. f. Mus. Terme familier d’harmonie, désignant une marche modulante qui se prolonge un peu trop. Un peu le résumé de notre flirt !!
Rossolis : n. m. (lat. médiév. rossolis, rosée du soleil; 1669). Bot. Syn. de Drosera (Plante insectivore, aux feuilles rondes couvertes de poils gluants qui, lorsqu’un insecte les frôle, se rarabattent sur lui et sécrètent une pepsine pour le digèrer.). G l’impression d’être cette mouche Lucilie appée par cette diablesse Rossolis de Magali !
Roulis
Salir
Sapelli : n. m. (mot du Cameroun; 1932). Bois du commerce d’origine africaine, assez fin et dur, employé notamment pour la fabrication du contre-plaqué d’ébénisterie.
Scolie : n. f. (gr. skholion, explication, de skholê, école; 1546, écrit scholie; 1680). Note grammaticale ou critique des commentateurs anciens, dont on se sert pour l’explication des textes.
Scoptophilie : n. f. (du gr. skopein, regarder; v. 1950). Psychopathol. Syn. de Voyeurisme.
Simili
Sirli : n. m. Onomatopée de l’anglais to shrill, pousser un cri perçant. mon cri d’appel ne fend pas l’air !
Somali
Souahéli, e : adj. et n. (ar. sawähil; 1875). se dit d’une langue bantoue écrite en caractères arabes depuis le XVIème s. et diffusée dans toute l’Afrique orientale.
Surplis : n. m. (lat. médiév. superpellicium, qui est sur la pelisse; 1170). Vêtement d’église fait de toile blanche et fine, qui se porte sur la soutane. Dois-je l’endosser pour ne plus soufrir ?
Synchilie : n. f. (du gr. kheilos, lèvre; v. 1950). Pathol. Soudure cicatricielle des lèvres.
Syringomyélie : n. f. (du gr. muelos, moelle; 1873). Maladie du système nerveux, dans laquelle la destruction de la substance grise de la moele épinière entraîne la perte de de la sensibilité.
Tachysystolie : n. f. (v. 1950). Pathol. Rapidité anormale de systoles cardiaques.
Teocali : n. m. (mot mexicain, de teotl, dieu, et calli, maison; 1846). Au Méxique, éminence artificielle en forme de pyramide.
Toxicophilie : n. f. Goût, attirance pour les substances hallucinogènes.
Volis : n. m. Partie d’un arbre (l’Olivier) tombée à terre sous l’effet du vent .
Vox Populi : n. f. (mots lat., < voix du peuple >; 1830). Opinion du plus grand nombre.
Vreneli : n. m. En Suisse, pièce d’or de 10 francs.

Lettre à Magali

dimanche 25 août 2002

Mystérieuse et imprenable, telle semble paraître ma muse. Tes regards furtifs aux teintes ocre n’en illuminent pas moins ma vie. Tout en toi aspire à mon amour. Ta seule présence anesthésie toutes mes angoisses sauf celle de te décevoir. Qu’il est difficile de tenir un discours objectif à ton sujet tant mon cœur t’est déjà lié. D’un passé morne et triste, ma vie a basculé dans un labyrinthe aux milles contrastes. Perdu dans mes doutes, ta voix m’oppose plusieurs voies. Laquelle suivre sans me perdre, sans te perdre ? De nos retrouvailles nacrées saveur cannelle, je tombe inlassablement dans un gouffre de torpeur sans toi, sans foi, ni loi. Cupidon aura finalement exaucé mes vœux mais je dois lui faire aveu : cette nouvelle passion m’enrichit et me dévore tout à la fois, comme si l’amour n’était qu’un serpent se mordant la queue.

Que puis-je offrir à celle qui m’a déjà tant donné ? Ma générosité de temps s’essouffle devant la perspective égoïste de te perdre un jour. Je souhaite tellement voir ta vie parfumée de fraises que j’en oublie les cueillir.

Comme dans un rêve, j’ai l’impression de survoler mon être, de quitter cette enveloppe charnelle ; je suspends le temps pour mieux l’apprécier à tes côtés. Mais bien souvent, le frisson fugace de nos rares contacts charnels est balayé d’un trait par les pics diaboliques d’une jeune femme insouciante. Je dois alors puiser dans nos souvenirs communs, pétillants et suaves, pour pardonner sans un mot ton attitude parfois blessante.

Mais peu importe après tout, car Magali se dévoile comme le breuvage (ndr: censuré pour cause de confidentialité) qui porte son nom : avec modération pour mieux en apprécier la saveur subtile. Et comme tous les grands crus, tu es sûrement promise à l’élite, je suis donc fier que tu m’aies choisi !

Je t’aime, c’est comme si je l’avais toujours su. Mais j’ai l’impression qu’à tes côtés, mon être « amnésique » mon cœur pour le sauver d’une mort douloureuse. Je t’en demande pardon et te promets désormais plus de chaleur dans nos rencontres.

Olive, fin août 2002

Fleurs coupées

vendredi 16 août 2002

De ces quelques fleurs coupées…
De ces quelques lueurs couchées…
… Au crépuscule d’un jardin multicolore,
… Au ridicule d’un gredin sans l’or,
Magali ornera sa chambre non orgasmée.
Ma jolie croquera ma Sambre phantasmée.

Jadis, bien plus tard, ce souvenir gagnera son cœur,
J’Abyss, plein brouillard, mon avenir purgera rancœur.

La jeune mouette admire ces pétales à Ennordres,
Le jeune poète aspire mes dédales en ordre.

Saphir, Emeraude, Rubis, Héliodor, Diamant
N’égaleront jamais le feu d’un cœur d’amant !

à Magali, Tendrement, le 16 août 2002

Première lettre à Magali

samedi 10 août 2002

C’était un jour d’été semblable aux autres, baigné dans une pseudo-nonchalance, je roulais paisiblement dans ces allées peignées d’ombres torturées par ce halo blanchâtre et nauséabond d’indifférence écologique. Le bruit assourdissant du moteur me faisait oublier les vagues silencieuses de mes pensées sans écueil. La chaleur suffocante de la cabine contrastait avec mon cœur d’iceberg issu d’une longue ère glaciaire amoureuse. Les aiguilles du temps incarnées sur mon poignet n’oubliaient pas de perforer inlassablement mon sablier de vie.
– Combien de femmes avais-je désiré ?
– Combien d’entre elles m’ont regardé ?
– Combien de flèches décochées ?
– Combien de cibles retournées vers le plus bel archer ?

  • Ma destinée t’a peut-être désignée…
  • Ma dulcinée s’est peut-être résignée…
  • Qui peut savoir ? Laissons la vie nous guider, mon âme qui s’égare dans le vide n’espère qu’un écho, si confus soit-il. Je ne dois plus rester à quai, même si les trains n’affichent aucune destination. Il me faut abandonner mes lourdes bagages pour embarquer le cœur léger dans cette rame, loin de mon train-train.
    Il faut que tout cela SAEZ, il fallut Magali.

  • Jetons le je ! Jetons de jeux.
  • Nouons le nous ! Nous on est new.

    Olive, le 10 août 2002