Archives de la catégorie ‘Aurélie’

Vie et rage au virage

mardi 31 octobre 2000

Ma tristesse encore s’en vint
Je tente de la fuir en vain
Même si je roule à 120
Ma solitude, rien ne la vainc.

J’sais bien que tout çà me nuit,
Les sapins défilent dans la nuit.
J’voudrais y tuer mon ennui.
Peut-être bientôt mon bain de minuit,

A la température idéale de 37 degrés.
J’ouvre les vannes contre mon gré
Et laisse couler ma jeunesse dorée
Pour colorer un peu d’un rouge nacré

Les feuilles vertes pleines d’espoir,
A l’opposé des miennes à l’encre noire.
Pour ne plus penser, encore une ‘tite goutte de poire
Et on fonce aveuglément dans le brouillard.

La voiture sera-t-elle remboursée ?
Et ma vie longue d’enfant lassé ?
Pour être homme, une femme devait m’ enlasser !
Pied écrasé sur l’accélérateur, je dévale les lacets.

Un homme, çà pleure pas !
Qu’en est-il dans le trépas ?
J’ai toujours rêvé d’un bon repas,
Un tête à tête amoureux sans appât,

Sauf celui de ma présence
Qui même dans le silence
Aurait dévoilé toute son essence
Et charmé à jamais tous ses sens.

Mais je dîne chaque soir avec mon ombre.
Au menu, des salades et deux concombres.
J’sens bien que partout où j’vais j’encombre,
Alors je prêche tout seul dans la pénombre.

Le prochain festin, j’en serai le roi.
Allongé bien sagement sous une croix,
Mes hôtes sauront apprécier le buffet froid.
Pas de critiques, c’est mon seul droit.

La vie nous laisse espérer
Qu’un jour, on cessera d’errer.
Certains y trouvent leur île de Ré
Mais on finira tous enterré !

A défaut d’être idolâtré
J’aurais aimé être adoré,
Au moins un peu considéré,
Je suis l’intérimaire vertébré !

Mais sous cette enveloppe charnelle
Bat un cœur malade pour elle.
Où est ma femme odeur cannelle ?
Où va ma vie sans flanelle ?

à Aurélie, le 31 oct. 2000

Je suis « mots dits »

lundi 30 octobre 2000

Cupidon m’a jeté un sort.
Un don vieux comme Loukhsor.
C’est bidon mais j’m’en sors,
Aidons-le à prendre son essor.

Il m’amourache toujours des femmes prises.
La malédiction est sans surprise,
Elle a sur moi toute emprise.
Le courant ne passe plus que par la prise.

Aucune précaution, aucune protection,
Aucune caution pour la prétention,
Le remords ne vient pas en aide,
La mort ou l’oubli comme seuls remèdes.

Aurélie ne sera jamais dans mon lit
Aurélie, il faudrait que je t’oublie
Aurélie, si je danse avec ma folie
Aurélie, c’est pour oublier ma noyade dans la lie.

Une fois de plus, tu n’étais qu’un mirage
Encore une fois, je contiens ma rage
A tout prix, je dois rester sage
Et comme d’habitude, je remplis la page.

L’âme en peine, visions morbides
Pas de veine, encore un bide
Sang d’une veine, corps qui se vide
La tête pleine mais les yeux livides.

Je ne vois plus l’horizon,
Tout juste à peine le gazon.
Il ferait une très belle maison,
Si j’épuisais trop tôt ma raison.

L’amour est décidément bien cruel,
Il s’affiche dans toutes les ruelles,
Mais s’amuse à grands coups de truelle
A bétonner mes belles et fines ailes.

Elles en perdent toutes leurs plumes.
Le poète n’a plus que sa plume,
Il traine désormais son enclume
Tout prêt à danser sous les écumes.

J’irai rejoindre ces belles sirènes
A défaut d’avoir trouvé ma reine.
L’amour, jamais rien ne l’égraine
Mais inlassablement le destin me freine.

à Aurélie, le 30 oct. 2000

Oh !!… rélie

lundi 23 octobre 2000

Dis donc Aurélie
T’es bien jolie !
J’ferais bien des folies
Un jour avec toi au lit.

Mais çà, c’est bien primaire,
Et finalement bien secondaire
Quand je plonge quelques secondes
Dans ton regard qui inonde.

J’sais pas pourquoi j’t’écris çà,
Mais j’me fous des « fais pas ci pas çà ».
Alors j’sais bien que j’ai peu d’chances avec toi,
Mais j’en ai eu envie hier sous mon toit.

Cà va juste te mettre mal à l’aise,
Tu rougiras d’abord comme une fraise,
Et puis tu souriras j’espère,
Car c’est tout ce que je peux faire.

Pour qu’il ne reste qu’un bon souvenir,
Un de ces instants qui arrivent sans prévenir,
Et qui nous rassurent un peu sur notre avenir
Aussi sombre ou radieux qu’il puisse devenir.

à Aurélie, le 23 oct. 2000

Kesako l’amour ?

lundi 23 octobre 2000

Çà a commencé dès mon 1er jour,
On le sent bien dans les alentours,
C’est peut-être enfin bientôt mon tour,
Et j’espère que çà durera toujours !

On dit que çà bat plus vite qu’un tambour,
Que ton sang ne fait qu’un tour,
Que çà pourrait te jeter d’une tour,
Et que Cupidon fait fureur dans ton bourg.

On dit aussi que çà rend sourd,
Et qu’il faudra aussi que tu cours
Très vite pour lui faire la cour,
Mais pour tout çà, j’suis pas bien sûr.*

Enfin bref, p’t’être que j’me goure,
Mais c’est bien tout çà l’amour ?

à Aurélie. Olive, le 23 oct. 2000

(*= lire avec l’accent portugais)