My fall ?

Le 1 mai 2015 par Olivier

My all went to fall, it’s just a recall for « love is all » 🙂

La Sierra

Le 26 mars 2015 par Olivier

Des pourtours d’un jardin, je vous ai croisé.
Nulle alentour, je ne voulais sympathiser :
Seuls vos contours sublimes ont attisé
Sans détour le cœur d’un chevalier croisé.

Je reviens de terres lointaines
Où nulle femme n’égale
Votre courage de cigale,
Elles sont bien trop hautaines !

Loin des beautés artificielles,
Vous apparaissez sans aucun fard,
Vous ne cachez aucun teint blafard,
Vous êtes moins superficielle.

Vos courbes, ainsi que votre visage
Émoustillent le jeune mage,
Évoquant les caresses sages
Que la vague forme sur le rivage.

J’ai dosé mon phantasme en tranches :
J’ai posé mes mains sur vos hanches,
J’ai osé divaguer sous vos manches,
J’ai rosé vos lèvres blanches.

Quand le moment vous siéra,
Réunis jusqu’à l’aube dans un hôtel,
Nous élèverons ensemble notre autel
Projetant notre ombre par delà la Sierra.

Votre Olive.

Deuxième renaissance

Le 26 mars 2015 par Olivier

Fuir comme seul mode de survie :
Ne pas s’enterrer comme un rat
Et chercher un idéal qui m’ira
Où aucune « humanité » ne sévit.

Mais l’herbe est la même partout,
Tantôt cramée, tantôt chlorophylle.
Pas moyen que je me défile,
Vil dessein du grand Manitou.

Et quand enfin l’amour me pare d’œillères
Celles-ci reflètent mon âme noircie, calcinée
Au point d’occulter honteusement ma dulcinée
Je ne l’aimais plus comme chaque hier.

Il nous faut retrouver l’équilibre,
Car même sans la perche du funambule,
Nous avons pu façonner notre bulle
Et nous élever pour devenir libres.

Je t’aime, ton Olive.

Trou Noir

Le 25 mars 2015 par Olivier

Dans cet univers d’indifférence,
Il ne fait pas bon voyager seule.
Un trou noir drapé de linceuls,
A happé ma jeune étoile sans défense.

Dans l’espace personne ne l’a entendu crier,
Ce cri assourdissant qui noircit nos âmes,
Nul ne l’a entendu, nul autre quidam.
Mon étoile s’étouffe dans un cendrier.

Une force obscure retient toute sa lumière,
Et perturbe son puissant magnétisme.
Mon étoile m’a brûlé dans son schisme :
J’ai hérité de son empreinte larmière.

S’essoufflant à contenir cette lumière noire,
Mon étoile s’effondre sur elle-même.
Mais bien au delà de ce qu’elle m’aime,
Sa comète boira ses larmes comme un urinoir !

Mes derniers cristaux de glace,
Tous les pleurs de ton âme sœur,
Pour fondre un peu de cette noirceur
Qui jugule de ton ennemi vorace.

Je t’aime, ton Olive.

Filent les étoiles

Le 23 mars 2015 par Olivier

J’ai longtemps erré dans un froid sidéral,
Cherchant sans fin ma bonne étoile,
Celle qui saurait me retenir dans sa toile,
Et révéler ainsi quelques aurores boréales.

Je suis la comète que tu as placé en orbite.
Accordant nos cœurs comme un Pulsar,
Notre union rêvée « made in Pixar »
Étincelait comme une pluie de météorites !

Mais tout a basculé en une soirée.
Mes cristaux de glace jadis si dorés,
Ont fondu en larmes puis se sont évaporés,
Ne laissant qu’une atmosphère moirée.

Je ne renvoyais plus ta lumière,
Tu me voyais d’un mauvais air.
Balayée par tes vents solaires,
Je n’étais plus que poussière.

Pour mieux atténuer ton vide cosmique,
Tu scrutais à nouveau l’interstellaire.
Fuyant mes débris parcellaires,
Notre union était devenue comique.

Tu as cru que les lueurs de gypse,
De cette lune si brillante
Occulteraient notre union fuyante.
Mais ce n’était qu’une éclipse.

Observant l’alignement sans protection,
La noirceur a brûlé mes yeux.
Mon cœur ne fait plus d’envieux,
Lui seul recevait ton affection.

Dispersée par ta flûte traversière,
Ma belle traîne s’en est allée.
Elle n’a plus le panache de Halley,
Dans cet amas de poussières.

Cet astre n’a jamais sondé ton noyau :
Fragilités et sensibilité de Diva,
C’est aussi çà une super Nova,
Finalement quel tord-boyaux !

L’éléphante se cache pour mourir,
Tandis que le lion devient blême.
L’étoile s’effondre sur elle-même,
Tandis qu’une comète file pour souffrir…

Je t’aime, (ton) Olive.

Brumes

Le 15 mars 2015 par Olivier

My all,

Le brouillard si lointain autrefois,
Déverse à nouveau son grand froid.
Nous laissant seuls dans l’effroi,
Il s’amuse de nous à chaque fois.

Perdu, et désormais sans mes ailes,
Je crie ma détresse, j’ai lâché la ficelle
Qui me liait à la plus belle demoiselle.
Enragé, j’allume cette mèche d’une étincelle,
Peut-être ainsi retrouverai-je ma gazelle ?

Mais il est trop tard, tu chancelles
Et t’égare dans des mirages de pixels !
Je dois vite remonter en selle,
Chevaucher sans faire de zèle,
Et t’arracher du phare « Duracell » !
Ne vois-tu pas qu’il t’ensorcelle ?

Je m’emporte, puis pleure et te harcèle.
Je prie Dieu, que notre union, la rescelle.
Dans tes yeux, je ne suis plus qu’un Marcel.
Pourtant, je connais tous tes trésors que tu ne décèles.
Je veux juste que ma vie retrouve tout son sel,
Celui du baiser de ma douce donzelle…

Maudites sont ces parcelles !
Quatre murs, un toit
Quelle torture sans toi !
Invites-moi encore dans ta nacelle,

Tes yeux papillon souffleront encore
Mes larmes, et dans l’union de nos corps
Tu aimeras de nouveau ce doux vertige
Et peut-être tu butineras ma tige 😉

Je t’aime, ton Olive.

St-Valentin 2008

Le 14 février 2008 par Olivier

My all,

Cupidon a troqué ses flèches contre une plume,
Hâtes-toi de résoudre son énigme :
Aussi piquant qu’une rose que tu humes,
Bénie des dieux par delà les cimes,
Une créature mystique couleur agrume
S’est portée messagère au delà des rimes !

Ton Olive.

Route de nuit (poème inachevé)

Le 30 juillet 2007 par Olivier

La nuit déroule son bitume devant moi,
S’écoule et consumme le vent du siamois.
La suie défoule sa plume souvent des mois
foule
S’écroule l’amertume, se rend mon émoi.
Je rêve que je m’enrhume sous une houle déjà posthum !

à la route et ses idées sombres comme la nuit,

juillet 2007

St-Valentin 2007

Le 14 février 2007 par Olivier

My all,

J’ai troqué mille suçons dans ton cou
Contre ce collier que j’aime beaucoup.
En embrassant ta peau si douce,
Il apposera mon initiale sous ta frimousse.
Ta grenouille esseulée pourra s’y blottir,
Symbolisant ainsi notre union à venir :

Or et Femme,
Corps de flammes,
Cœurs et âmes.

Je t’aime.

à Doudou, Ton Olive, le 14 fév. 2007

SMS: « lome 2 ma vi »

Le 30 juin 2006 par Doudou

Mon amour en ce jour,je voudrè te dir D chose ke je ne te di pa d’ ordinair.Mai j ten è Dja di bocou.Tu sera le père 2 mè enfan, & tu sera tjs mon aman,car toi seul à su me comprendr.Tu è lome 2 ma vi, JE T’AIME

à Olive, 2006.

SMS: « douch Kpricieuz »

Le 10 juin 2006 par Olivier

ier,apré etr rentré à 2h,je baV 2van douch(surtou suite à cL 1promptu du Krcher ki fui & piss a tt va).Popol rabougri par le froi,je pénétr l’antr promiz à la moiteur.Lorsk le rido resR son entr1te sur moi,je sen monT en L l’obG 2 mon Dzir:la pom Jcl alor entr mé cuiss.Je frissone haletan,1patien com léskimo à laproch 2 son igloo.J’empoign alor frénétikemen le robiné & m’insurg 2 ne voir ma bL s’enflamé!k1porte apré tou,son balon rSt pl1 & n’é ke promS…

…Malad ma bL. Balad en L. L’o froide ne cédera pa ce soir ni mém ce mat1. Mé si g pu trompé ma douch pour le lavabo, je ne pui jamé me rézoudr à 7 iD pr ma donzL. Son balon, bi1 ke vide é 100mil foi + envoutan ke celui 2 ma cav. & biento je le c: une douce chaleur l’habitera à son tr. & ce jour, l’o glacé 2 ma douch Kpricieuz ne sera pa 2 tro pr tempéré mon alégrS. je t’m.

à Doudou, 2006.

SMS: « pr çà ke jlM »

Le 9 juin 2006 par Olivier

7 fille el é douce qd el mor pa. El murmur d mo tendr qd el ronfl pa. El sen bon qd lé chévr loubli. El é bel qd él pér son roug à lévr. El ém fér sa blonde sof o scrabl. El é sportiv mém kel chope d crampe en chambr. & c zanimo lém tan kil sentréne à PT sur lé voleur. Enf1 bref c 1 femme dan ttes c contradiction. & c pr ça k jlM.

à Doudou, 2006.

SMS: « Les papillons font les 3 huit »

Le 8 juin 2006 par Olivier

La nuit tombe, les rêves chassent les songes. Les étoiles ne filent plus, les toiles s’éfilent à leur place. Les papillons font les 3 huit tandis que les papilles jouissent du grand 8. La route est à nous, routiers esclaves d’une maîtresse brillante et filante comme les astres. Seule une amazone crie au désastre : son homme est dérouté hors zone. La pluie inonde l’Amazone mais les larmes fondent mon amazone.

à Doudou, 2006.

SMS: « ses marqu sur lui »

Le 7 juin 2006 par Olivier

Sous 7 carapace forG o fil du tps, le coeur d’1 hom grossi & grossi encor. Subitemen malad, celui-ci 1kièt 2 + en + son détenteur: il en sai l’issu final. Lorsq tro petite la carapace cédera, l’organ vital surexposé sera. ki alor poura détourner les flèches 2 l’amazone?! Car déjà, si facile pr L, il a éT d’aposer ses marq sur lui.

à Doudou, 2006.

SMS: « kel na qu’1 coeur »

Le 6 juin 2006 par Doudou

7 fame è trè ému 2 ce ke tu lui écri,L ne pe ke t’aimé &te garD aprè 1tel Dclaration,&L ne poura jamai te dir lé chos come tu lui di.Simplemen kel na qu’1 coeur &kel te la confié.

à Olive, 2006.

SMS: « Tu è magik »

Le 5 juin 2006 par Doudou

J c +koi te di,t ver menvout &rien ne pe rivalisé avec toi.T mo son calman &rassuran.Tu è magik avec le sms ki t fon t’Xprimé mieu kavec la parol :mé c ça ke jm ché toi.

à Olive, 2006.

SMS: « arc-en-ciel magik »

Le 4 juin 2006 par Olivier

[..] & çà flot. Le tps reflét mon humeur dan cet plui larmoyante. Je rêv ke ce délug laiss plac à 1 arc-en-ciel magik ki me ménerai à toi en 1 soufl…

à Doudou, 2006.

SMS: « proCdur »

Le 2 juin 2006 par Doudou
Suit à votr ofr j vou 1form k1 proCdur è en cour pour larè total du fumag.J vou pri Mr 2 croir en volonT la +s1cR

à Olive, 2006.

Ce SMS fut précédé d’un autre (« ANPE.FR » ) de la part d’Olive.

SMS: « ANPE.FR »

Le 1 juin 2006 par Olivier

ANPE.FR (agenc national pr l’érotism) vou 1form k 1 ofr corespondan à votr profil é dispo 2pui 3 mois. San répons favorabl 2 votr part, nou seron contr1 dengaG 1 procédur 2 radiation & perdré ts vos droi à l’aloKtion fumage.

à Doudou, 2006.

s’en suivit la réponse de Doudou (« proCdur »)

Cardiomégalie (poème inachevé)

Le 30 octobre 2002 par Olivier

Au fil du temps, victime d’aboulie
La solitude entrainait l’ oligosialie
En manque cruel d’alcali
Attendant ma princesse, j’étais toujours Cécilie !
Aucun remous à la surface de mon cœur, pas la moindre encyclie.
Marre de bouffer des raviolis
Implorer le ciel me donner le torticolis.
J’étais vraiment ramolli

Libéré de mes émotions refoulées, elle était leur ampli
Son regard, 1000 fois m’a anobli
Même si à chaque fois, j’étais victime de Polysialie
Mon ange, je lui vouais Dulie
Sa peau à peine éfleurée provoquait une crise de Tachysystolie
A ses côtés, je me croyais en périphélie
L’hiver approchant, je serai bien allé en Australie
Lui ramner les plus belles avalies
Pour qu’elle se soit encore plus embellie,
Bien qu’à mes yeux, c’était déjà la plus jolie !

J’apercevais à peine les anomalies
Mais la rupture me fit comprendre mon Acéphalie,
Son absence m’avait certes affaibli,
Mais sa lueur devenue si froide m’éjectait en aphélie
Je jouais mon joker et faisait paroli,
Mais à ma surprise, elle a tout démoli
Je ne recherche pourtant pas l’Algophilie
Mais toutes mes amours m’y mènent.
Le coeur humain srrait-il en état d’Atélie ?
Et le mien en Hypertélie ?
Endosser le surplis ?
L’Olivier pleure ses volis
Et penche vers la toxicophilie
En refusant mon amitié, elle m’a avili
L’homme dans sa quête d’Orthoscélie,
S’est bien compliqué la vie en plaçant sa tête au dessus de son coeur !

(4)
La messe est dite, distribuez l’Oublie
Un pas décisif j’ai toutefois accompli,
J’ai cassé mon cocon, que vive l’Acidalie !
Pour elle, ce flirt ne fut qu’une rosalie
Je me résigne à suivre la Vox Populi,
Mais elle ne m’a pas aveuli !
Mes larmes ont su éteindre ce brûlis
A ces yeux, ce poème vaut-il un Vreneli ?
Même s’il fut écrit en Souahéli,
Il ne l’aurait pas plus excité que ?
La jeunesse et ses péchés abolis,
Sa ligne de conduite, enfin assouplie,
Saura-t-elle enseveli ?
Seul, je règne désormais en autotélie

à Magali, amèrement, octobre 2002


Aboulie : n. f. (gr. aboulia, irréflexion; 1883). Ralentissement et insuffisance de la volonté, aboutissant à la difficulté ou à l’impossibilité d’agir.
Acalculie : n. f. Neurol. Non-reconnaissance des chiffres et des symboles arithmétiques, que le malade perçoit comme des dessins ; impossibilité d’effectuer des opérations arithmétiques.
Acéphalie : n. f. (1836). Malformation congénitale consitant en l’absence de tête.
Acidalie : n. f. (lat. acidalia, surnom de Vénus; 1845). Papillon du groupe des phalènes ou géométridés, dont la chenille vit sur le thym, l’origan et l’achillée.
Aïoli : n. m. Coulis d’ail et d’huile d’olive, consommé dans le midi de la France.
Alcali : n. m. Nom générique des hydroxydes de métaux alcalins (soude ou potasse) et de l’hydroxyde d’ammonium.
Algophilie : n. f. Psychiatr. Recherche des sensations douloureuses.
Ancolie : n. f. (lat. médiév. aquilea, du lat. class. aquilegus, qui recueille l’eau; 1325). Plante cultivée pour ses fleurs à 5 éperons et de couleurs variées (famille des renonculacées)
Aphélie : n. m. (gr. apo, loin de, et hêlios, soleil; 1690). Astron. Point de l’orbite d’une planète, ou d’une comète, qui est le + éloigné du Soleil (contr. Périphélie).
Atélie : n. f. (gr. telos, fin). Biol. Etat d’un organe devenu inutilisable au cours de l’évolution d’une lignée, par suite d’une régression constante.
Autotélie : n. f. (gr. telos, fin; 1863). Philos. Qualité de l’être qui peut déterminer lui-même la fin de ses actions.
Avalies : n. f. pl. (de avaler). Laines qui proviennent des peaux de moutons égorgés à l’abattoir.
Aveulir v. tr. Litt. Aveulir qq., le rendre veule, lâche, faible
Avilir v. tr. (1350). Abaisser jusqu’à rendre méprisable; dégrader
Bengali : n. m. Langue parlée au Bengale et au Bangla Desh.
Brûlis : n. m. Géogr. Partie de forêt ou de savane incendiée volontairement, afin d’y pratiquer une culture temporaire.
Cardiomégalie : n. f. Pathol. Volume excessif du coeur.
Casus Belli : n. m. inv. 1. Tout fait qui peut entraîner rupture avec une puissance et causer la guerre. 2. Prétexte par lequel on justifie un conflit.
Cécilie : n. f. (lat. caecus, aveugle). Batracien fouisseur de l’amérique du Sud. (Ordre des apodes).
Chablis : n. m. (v. 1800). Vin blanc, sec et léger, très estimé, récolté près de Chablis (Yonne). et si Magali (mon Champagne) n’était qu’un vin blanc ?!
Châlit : n. m. (lat. pop. catalectus, de lectus, lit; 1190). Bois de lit ou armature en fer d’un lit.
Chevalis : n. m. (de cheval). Trav. publ. Passage fait de grosses pierres, dans une rivière dont les eaux sont basses.
Chienlit : 1. n. (1740) Masque de carnaval qui court les rues : il prend un masque de carnaval; il devient chienlit (Montherlant). 2. (1968). Désordre, situation chaotique ou inconfortable. De nouveau, je fais semblant d’être bien devant tout le monde (et particulièrement ceux qui m’aiment) alors ke je soufre + ke jamais !
Colis
Conflit
Coolie : n. m. (angl. coolee, de l’hindi kuli, laboureur loué à la journée; 1699). Travailleur chinois ou hindou : Des tireurs de pousse, des coolies désoeuvrés (Dorgelès) [syn. Porteur].
Coulis
Courlis : n. m. Oiseau échassier migrateur (long. 70 cm), habitant près des eaux douces ou sur les côtes, à long bec arqué.
Dulie : n. f. (gr. douleia, servitude; 1372). Théol. Culte de dulie, hommage rendu aux anges et aux saints, par opposition au culte de latrie, rendu à Dieu.
Délier
Délit
Dépolir
Echolalie : n. f. (1888). Psychiatr. Fait de répéter machinalement les paroles entendues. « Je comptais pour elle », parole 1000 fois resacée dans mon esprit !
Elire
Embolie
Encyclie : n. f. (gr. kuklos, cercle). Chacun des cercles concentriques qui se forment sur une eau tranquille, lorsqu’on produit un choc en un point de sa surface.
(r)Etablir
Féralies : n. f. pl. (lat. feralis, qui a rapport aux dieux mânes; 1880). Hist. rom. Fêtes en l’honneur des morts.
Fontanili : n. m. pl. (mot it.;1940). Géogr. Lignes de sources qui surgissent en aval des plaines de piémont.
Géopélie : n. f. (du gr. peleia, pigeon; 1872). Très petit pigeon d’Australie, souvent élevé en cage en Europe sous les noms de colombe diamant, colombe tranquille, etc.
Glossolalie : n. f. (v. 1900). Hist. relig. Don surnaturel des langues. J’aurai dû en être pourvu pour comprendre Magali entre les lignes.
Guili guili
Homélie : n. f. 1. Instruction familière sur la religion, principalement sur l’Evangile; prédication faite au cours de la messe : Les homélies de saint Jean Chrysostome. 2. (1835). Péjor. Discours moralisateur (syn. Remontrance, Réprimande, Sermon).
Hypertélie : n. f. (gr. hupertelês; 1962). Biol. Développement excessif d’un organe, ayant pour effet de le rendrenuisible chez certaines espèces, alors qu’il est utile chez les espèces où il est moins développé.
Kali : n.m. Bot. Plante épineuse de l’Europe du Sud, aux tissus fortement alcalins, et poussant sur les terrains salés (famille des salsolacées). Si l’alcalin entre dans la compo des piles, alors Kali c Magali puisqu’elle me faisait mal tt en me rechargeant !!
Lapilli : n. m. pl. (mot it., pl. de lapillo, du lat. lapillus, petite pierre; 1829). Géol. Fragments de projections volcaniques. De toutes ces pierres volcaniques (les femmes) ki me sont tombées sur la gueule, Magali était la + précieuse (Lapis-Lazuli)
Lapis-Lazuli : n. m. inv. Pierre fine d’un bleu d’azur, qui est du silicate d’aluminium et de sodium contenant du souffre à l’état très divisé, employé en bijouterie et en tabletterie (syn. Lazurite)
Li : n. m. (mot chin.;1764). Ancienne mesure itinéraire, en usage chez les Chinois et valant environ 576 m. Bien que séparés par une trentaine de Li, Magali est comme à l’autre bout du monde !
Lie : n. f. (v. 1580). Rebut, ce qu’il y a de plus vil, de plus mauvais. La solitude m’entraine vers la Lie de l’alcool !
Lire
Lit
Lobélie : n. f. Plante des régions exotiques, cultivée pour ses fleurs colorées et pour son action stimulante sur la respiration. (Famille des campanulacées). J’étouffe, il m’en faut très vite !!
Lucilie : n. f. Mouche d’un vert métallique, vivant sur les fleurs et les ordures, et pouvant pondre sur la viande. voir Rossolis
Mali Je devrais peut-être y aller pour oublier ke je l’aime.
Mélancolie
Néroli : n. m. (du nom d’une princesse it. qui aurait inventé ce parfum; 1672). Huile volatile extraite de la fleur d’oranger. Son odeur ki s’est elle aussi volatilisée !?
Mohamed Ali
Baba Ali
Oligosialie : n. f. (du gr. sialos, salive; 1843). Méd. Diminution de la sécrétion salivaire. (contr. Polysialie].
Ordalie : n. f. (de l’anglo-saxon ordâl, jugement, d’orig. frq.; 1721). Hist. Epreuve judiciaire en usage au Moyen Age sous le nom de jugement de Dieu : Ordalie de l’eau, du fer chaud.
Orthoscélie : n. f. Biol. Etat des espèces qui, comme l’homme, ont les jambes droites par suite du passage de la charge du corps de 4 points d’appui à 2 seulement.
Osmanli, e : adj. Relatif aux Osmanlis, tribu turcomane dont les chefs furent les fondateurs de l’Empire ottoman. Peut-être aurai-je du l’être pour l’impressionner !
Oubli est-ce mon point de salut ?
Oublie : n. f. Liturg. et vx. Pain d’autel préparé pour la consécration de la messe.
Panoplie
Pâlir Je suis pâle depuis sa rupture, comme si mon sang n’était plus acheminé par mon coeur !
Palis : n. m. 1. Pieu pointu qu’on enfonce avec d’autres pour former une clôture. 2. Enceinte de pieux. Magali en a érigé une autour d’elle, et celle-ci tranbsperce mon coeur à chaque fois ke je m’aproche d’elle !
Parentalies : n. f. pl. (lat. parentalia; 1721). Antiq. rom. Fêtes annuelles en l’honneur des morts.
Parhélie : n. m. (lat. parelion, gr. parêlios, de hêlios, soleil; 1611 et 1671). Phénomène lumineux qui, comme celui du halo, est produit par la réflexion et la réfraction de la lumière solaire dans les petits cristaux de glace qui se trouvent en suspension dans l’atmosphère.
Parmélie : n. f. Bot. Lichen formant une lame jaune sur les pierres et les troncs d’arbres. çà finira bien par recouvrir ma pierre tombale !
Paroli : n. m. (mot it., probabl. du napolitain paro, égal; 1640). 1. Au jeu, action de doubler sa mise quand on vient de gagner : Faire paroli. 2. Class. Donner, faire le paroli à quelqu’un, renchérir sur ce qu’il a dit ou fait.
Philocalie : n. f. Liturg. Anthologie de textes mystiques chez les orthodoxes. Peut-être un jour ma prose atteindra aussi un seuil mystique ?
Phyllie : n. f. (1812). Zool. Insecte chéleutoptère d’Indonésie, ressemblant, par sa forme, sa couleur et ses ornements, aux feuilles des arbres sur lequel il vit. J’aimerai pouvoir me camoufler comme lui pour t’espionner !
Pissenlit Manger les pissenlits par la racine (être mort)
Pli Faut pourtant que je prenne le pli ! Je ne peux plus lui envoyer sans cesse mes plis (lettres)
Repli je me replie sur moi-même une fois de + pour survivre !
Poli (polir), je devrais peut-être polir ma personnalité pour la rendre + « lisible » + vite.
Poulie
Ptérylie : n. f. Zool. Ligne de la peau des oiseaux, le long de laquelle sont implantées les grandes plumes.
Rallye
Remplir
Retablir
Rhinolalie : n. f. (v. 1900). Troubles de la voix dus à des modifications dans la résonance des cavités nasales. Qd je pleure ?
Rosalie : n. f. Mus. Terme familier d’harmonie, désignant une marche modulante qui se prolonge un peu trop. Un peu le résumé de notre flirt !!
Rossolis : n. m. (lat. médiév. rossolis, rosée du soleil; 1669). Bot. Syn. de Drosera (Plante insectivore, aux feuilles rondes couvertes de poils gluants qui, lorsqu’un insecte les frôle, se rarabattent sur lui et sécrètent une pepsine pour le digèrer.). G l’impression d’être cette mouche Lucilie appée par cette diablesse Rossolis de Magali !
Roulis
Salir
Sapelli : n. m. (mot du Cameroun; 1932). Bois du commerce d’origine africaine, assez fin et dur, employé notamment pour la fabrication du contre-plaqué d’ébénisterie.
Scolie : n. f. (gr. skholion, explication, de skholê, école; 1546, écrit scholie; 1680). Note grammaticale ou critique des commentateurs anciens, dont on se sert pour l’explication des textes.
Scoptophilie : n. f. (du gr. skopein, regarder; v. 1950). Psychopathol. Syn. de Voyeurisme.
Simili
Sirli : n. m. Onomatopée de l’anglais to shrill, pousser un cri perçant. mon cri d’appel ne fend pas l’air !
Somali
Souahéli, e : adj. et n. (ar. sawähil; 1875). se dit d’une langue bantoue écrite en caractères arabes depuis le XVIème s. et diffusée dans toute l’Afrique orientale.
Surplis : n. m. (lat. médiév. superpellicium, qui est sur la pelisse; 1170). Vêtement d’église fait de toile blanche et fine, qui se porte sur la soutane. Dois-je l’endosser pour ne plus soufrir ?
Synchilie : n. f. (du gr. kheilos, lèvre; v. 1950). Pathol. Soudure cicatricielle des lèvres.
Syringomyélie : n. f. (du gr. muelos, moelle; 1873). Maladie du système nerveux, dans laquelle la destruction de la substance grise de la moele épinière entraîne la perte de de la sensibilité.
Tachysystolie : n. f. (v. 1950). Pathol. Rapidité anormale de systoles cardiaques.
Teocali : n. m. (mot mexicain, de teotl, dieu, et calli, maison; 1846). Au Méxique, éminence artificielle en forme de pyramide.
Toxicophilie : n. f. Goût, attirance pour les substances hallucinogènes.
Volis : n. m. Partie d’un arbre (l’Olivier) tombée à terre sous l’effet du vent .
Vox Populi : n. f. (mots lat., < voix du peuple >; 1830). Opinion du plus grand nombre.
Vreneli : n. m. En Suisse, pièce d’or de 10 francs.

L’arme du Quidam

Le 9 octobre 2002 par Olivier

Nul ne charme toutes ces femmes !
Les larmes de pleurs donnent l’alarme,
Les lames plein cœur signent l’infâme.
Nul ne blâme les morts dans l’âme !

à quiconque, le 9 oct. 2002

Lettre à Magali

Le 25 août 2002 par Olivier

Mystérieuse et imprenable, telle semble paraître ma muse. Tes regards furtifs aux teintes ocre n’en illuminent pas moins ma vie. Tout en toi aspire à mon amour. Ta seule présence anesthésie toutes mes angoisses sauf celle de te décevoir. Qu’il est difficile de tenir un discours objectif à ton sujet tant mon cœur t’est déjà lié. D’un passé morne et triste, ma vie a basculé dans un labyrinthe aux milles contrastes. Perdu dans mes doutes, ta voix m’oppose plusieurs voies. Laquelle suivre sans me perdre, sans te perdre ? De nos retrouvailles nacrées saveur cannelle, je tombe inlassablement dans un gouffre de torpeur sans toi, sans foi, ni loi. Cupidon aura finalement exaucé mes vœux mais je dois lui faire aveu : cette nouvelle passion m’enrichit et me dévore tout à la fois, comme si l’amour n’était qu’un serpent se mordant la queue.

Que puis-je offrir à celle qui m’a déjà tant donné ? Ma générosité de temps s’essouffle devant la perspective égoïste de te perdre un jour. Je souhaite tellement voir ta vie parfumée de fraises que j’en oublie les cueillir.

Comme dans un rêve, j’ai l’impression de survoler mon être, de quitter cette enveloppe charnelle ; je suspends le temps pour mieux l’apprécier à tes côtés. Mais bien souvent, le frisson fugace de nos rares contacts charnels est balayé d’un trait par les pics diaboliques d’une jeune femme insouciante. Je dois alors puiser dans nos souvenirs communs, pétillants et suaves, pour pardonner sans un mot ton attitude parfois blessante.

Mais peu importe après tout, car Magali se dévoile comme le breuvage (ndr: censuré pour cause de confidentialité) qui porte son nom : avec modération pour mieux en apprécier la saveur subtile. Et comme tous les grands crus, tu es sûrement promise à l’élite, je suis donc fier que tu m’aies choisi !

Je t’aime, c’est comme si je l’avais toujours su. Mais j’ai l’impression qu’à tes côtés, mon être « amnésique » mon cœur pour le sauver d’une mort douloureuse. Je t’en demande pardon et te promets désormais plus de chaleur dans nos rencontres.

Olive, fin août 2002

Fleurs coupées

Le 16 août 2002 par Olivier

De ces quelques fleurs coupées…
De ces quelques lueurs couchées…
… Au crépuscule d’un jardin multicolore,
… Au ridicule d’un gredin sans l’or,
Magali ornera sa chambre non orgasmée.
Ma jolie croquera ma Sambre phantasmée.

Jadis, bien plus tard, ce souvenir gagnera son cœur,
J’Abyss, plein brouillard, mon avenir purgera rancœur.

La jeune mouette admire ces pétales à Ennordres,
Le jeune poète aspire mes dédales en ordre.

Saphir, Emeraude, Rubis, Héliodor, Diamant
N’égaleront jamais le feu d’un cœur d’amant !

à Magali, Tendrement, le 16 août 2002

Première lettre à Magali

Le 10 août 2002 par Olivier

C’était un jour d’été semblable aux autres, baigné dans une pseudo-nonchalance, je roulais paisiblement dans ces allées peignées d’ombres torturées par ce halo blanchâtre et nauséabond d’indifférence écologique. Le bruit assourdissant du moteur me faisait oublier les vagues silencieuses de mes pensées sans écueil. La chaleur suffocante de la cabine contrastait avec mon cœur d’iceberg issu d’une longue ère glaciaire amoureuse. Les aiguilles du temps incarnées sur mon poignet n’oubliaient pas de perforer inlassablement mon sablier de vie.
– Combien de femmes avais-je désiré ?
– Combien d’entre elles m’ont regardé ?
– Combien de flèches décochées ?
– Combien de cibles retournées vers le plus bel archer ?

  • Ma destinée t’a peut-être désignée…
  • Ma dulcinée s’est peut-être résignée…
  • Qui peut savoir ? Laissons la vie nous guider, mon âme qui s’égare dans le vide n’espère qu’un écho, si confus soit-il. Je ne dois plus rester à quai, même si les trains n’affichent aucune destination. Il me faut abandonner mes lourdes bagages pour embarquer le cœur léger dans cette rame, loin de mon train-train.
    Il faut que tout cela SAEZ, il fallut Magali.

  • Jetons le je ! Jetons de jeux.
  • Nouons le nous ! Nous on est new.

    Olive, le 10 août 2002

  • Lettre du suicidé

    Le 29 novembre 2001 par Olivier

    Il est des maux qu’on ne guérit jamais ou laissent de profondes marques, la vie en est un. Le trop-plein de larmes a noyé mon cerveau et emporte mon âme dans les plus froides abîmes. Je suis si fatigué de mentir, si désabusé de jouer le jeu de l’apparence dans cette hypocrisie générale. Si las de rêver que je sors du cauchemar. Je ne veux plus penser, je ne veux plus croire aux chimères humaines.

    Ma curiosité meurt lentement, je ne veux plus voyager. Il n’existe plus de recoins inhabités, m’est insupportable l’idée que j’admire les derniers soubresauts de notre planète agonisante. Pire, je n’éprouve plus la tristesse, je ne suis même plus sûr d’avoir su aimer.

    Ce mal de vivre ne guérit pas, tout juste peut-on calmer ses effets mais il faut faire avec. Pour déconnecter mon cerveau, j’aurai pu me laisser glisser dans des folies diverses : alcool, drogue, sexe, consommation. Mais sur ma vie, je ne veux plus réfléchir : devant le miroir, chacun son rôle. Ainsi le fou du roi est devenu mon idole, quel secret lui permet-il d’accepter sa lucidité ? Les vrais clowns sont toujours tristes, j’envie aussi leur force. Heureux les innocents ne prenant pas conscience de la science des cons !

    J’ai longtemps haï mon père de ne pas avoir rendue maman heureuse. Mais le vrai bonheur n’existe pas dans ce monde, nous le comprenons tous un jour ou l’autre. Et nous cherchons tous à occulter cette triste vérité dans nos cocons d’amour égoïste. Je vous suis semblable, n’en doutez pas, je suis simplement resté chenille, et bien rares sont les papillons… Innombrables, par contre, sont les cocons brisés, source intarissable de haine douloureuse. Mais moi, je n’ai rien perdu, mon cocon n’existe pas, comment pourrais-je hurler ma douleur ?

    L’espoir fait vivre mais je n’en ai plus. La résignation silencieuse a supplanté ma révolte bâillonnée. De paria, je suis devenu misanthrope, le temps des Hommes a trop vite érodé ma foi en lui. Je vous laisse désormais aboyer votre arrogance, votre bêtise me fascinera toujours.

    Et quand la fin sera venue, certains dénonceront mon acte de lâcheté. Ils auront raison. Jamais, la vie ne m’a donné ce Grand Amour qui aurait révélé ma bravoure. Et si jamais je me loupe, ne croyez pas m’avoir sauvé, car vous tous, sans le savoir, êtes en péril…

    Si Dieu nous a fait à son image, je ne veux pas rejoindre son paradis bondé. J’ai largement eu mon quota d’humains sur Terre. Je n’ai pu exprimer une fois de plus que ma morosité enfouie. Qu’à cela ne tienne, ce n’est pas grave, vous oublierez vite tout çà dans votre quête perpétuelle de futilité.

    Cette missive ne changera pas le monde, non. Puisse-t-elle au moins déculpabiliser ma famille, mes seuls proches. Je suis heureux de quitter l’humanité, enfin libéré de mes 20 dernières années de souffrance solitaire. En amour, point de mensonges ou de secrets inavouables, n’est-ce pas ? Je vous aime vous quatre et toi aussi le sac à puces, bête à chagrin. Vous avez toujours été un frein à mes idées suicidaires. Mais la vie m’a précipité trop vite, nulle famille n’a la force de stopper le monde. J’ai dépassé le point de non-retour, et mon cocon d’enfant s’efface à l’horizon.

    Olive, le 29 nov. 2001

    Opération à lettre ouverte

    Le 28 novembre 2001 par Olivier

    Comment avouer ces deux syllabes formant la plus belle prose au monde ? A ton oreille, la brise de mon désir te paraîtrait insignifiante, absurde et déplacée. Toujours écourter nos « bonjours » : ne pas succomber tendrement à la tentation de te sentir dans mes bras. Reine de mon cœur, tu caresses mes rêves et nourris mes espoirs, j’aimerai juste t’enivrer un peu…

    Mais aucune arche entre nos deux rives, pas même un écho dans ton regard que je ne veux plus scruter : la peur de chuter dans l’inconnu. J’avoue mon impuissance sur ta vie, sur la mienne aussi. Je lance ce S.O.S. en terre déjà conquise : je ne sais plus espérer. J’ai épuisé mes buvards à vouloir épancher mes larmes couchées sur le papier. Et toujours trop de bavards à vouloir te pencher sur le sommier !

    Je t’en prie, ne scelle pas mon sarcophage de solitude. Cupidon m’a soufflé cette flèche : puisse-t-elle orner ta mémoire sans transpercer mon cœur…

    à Sévrine, le 28 nov. 2001

    Le coffre à jouets

    Le 19 octobre 2001 par Olivier

    Je suis comme un coffre à jouets,
    A chaque ouverture, les regards sont enjoués.
    Mais je ne m’ouvre plus si souvent,
    Et mon âme s’envole peu à peu au vent.

    Du moisi sur mes belles entrailles,
    Du vernis sur mon bois ; sinon s’écaille !
    Mes joujoux cassés accueillant deux toiles,
    Mes trésors cachés oubliant leurs voiles.

    Le noir grenier comme seul refuge,
    Un soir l’arrivée de cette vieille luge :
    Ma compagne hélas d’infortune,
    Nous rêvons tous de nouvelle lune.

    Même l’hiver ne veut plus d’elle.
    La neige a retrouvé ses ailes :
    Elle fuit les béants trous d’ozone
    Pour surprendre les jeunes amazones.

    Par deux fois, j’ai dévoilé mon cœur,
    Ces fillettes me rappellent la liqueur :
    Enivrante dans la séduction,
    Déchirante dans la séparation.

    La clef que la première m’a laissé,
    La seconde ne voulut s’en séparer !
    Ses larmes à force de couler,
    Inondent mes poupées refoulées.

    Les doubles retrouvés à force de fouiller,
    Pourront-ils actionner ma serrure rouillée ?
    Que restera-t-il à sauver dans ces écueils ?
    Rantanplan me voit-il comme un cercueil ?

    Qu’importent les doutes et la désolation,
    Tant que ma route sinueuse mène à la passion !

    à mon enfance perdue, le 19 oct. 2001

    Pourquoi s’en Halley ?

    Le 1 novembre 2000 par Olivier

    Je regarde toujours les femmes,
    Et personne ne m’en blâme.
    Même si Cupidon est infâme,
    Il n’éteint pas encore ma flamme.

    Ces donzelles ne se doutent de rien,
    Mais quelqu’un les admire de loin,
    Même s’il n’ose plus devenir terrien,
    Il continue d’y penser au moins !

    Dans cette galaxie peu aimante,
    Où toutes mes étoiles si scintillantes
    Voient graviter tant de planètes imposantes,
    Je ne fais que passer, je suis filante.

    Je suis une comète certes glaciale,
    A première vue, rien de spécial.
    Mais dans ma longue traîne spatiale
    Se cache une magie toute faciale

    Celle-ci n’agit que très rarement
    Seulement quand une femme, bizarrement,
    Freine un peu ma course vers le firmament
    Et prend le temps d’écouter sincèrement

    Le message universel et intemporel
    Que je sème vaillamment en elles.
    Un peu de ma lumière irréelle
    Suffit alors à raviver malgré le gel

    La graine précieuse du sourire,
    Qu’elles cachent derrière leurs soupirs.
    Alors éclot le temps d’un rire
    Cette éclipse infime de désir.

    Gravitant crescendo à en périr,
    Arrivant tout juste à les étourdir.
    Les amants satellites peuvent frémir,
    Car ma poésie pourrait toutes les éblouir !

    à toutes ces femmes que j’ai aimé, le 1er nov. 2000

    Vie et rage au virage

    Le 31 octobre 2000 par Olivier

    Ma tristesse encore s’en vint
    Je tente de la fuir en vain
    Même si je roule à 120
    Ma solitude, rien ne la vainc.

    J’sais bien que tout çà me nuit,
    Les sapins défilent dans la nuit.
    J’voudrais y tuer mon ennui.
    Peut-être bientôt mon bain de minuit,

    A la température idéale de 37 degrés.
    J’ouvre les vannes contre mon gré
    Et laisse couler ma jeunesse dorée
    Pour colorer un peu d’un rouge nacré

    Les feuilles vertes pleines d’espoir,
    A l’opposé des miennes à l’encre noire.
    Pour ne plus penser, encore une ‘tite goutte de poire
    Et on fonce aveuglément dans le brouillard.

    La voiture sera-t-elle remboursée ?
    Et ma vie longue d’enfant lassé ?
    Pour être homme, une femme devait m’ enlasser !
    Pied écrasé sur l’accélérateur, je dévale les lacets.

    Un homme, çà pleure pas !
    Qu’en est-il dans le trépas ?
    J’ai toujours rêvé d’un bon repas,
    Un tête à tête amoureux sans appât,

    Sauf celui de ma présence
    Qui même dans le silence
    Aurait dévoilé toute son essence
    Et charmé à jamais tous ses sens.

    Mais je dîne chaque soir avec mon ombre.
    Au menu, des salades et deux concombres.
    J’sens bien que partout où j’vais j’encombre,
    Alors je prêche tout seul dans la pénombre.

    Le prochain festin, j’en serai le roi.
    Allongé bien sagement sous une croix,
    Mes hôtes sauront apprécier le buffet froid.
    Pas de critiques, c’est mon seul droit.

    La vie nous laisse espérer
    Qu’un jour, on cessera d’errer.
    Certains y trouvent leur île de Ré
    Mais on finira tous enterré !

    A défaut d’être idolâtré
    J’aurais aimé être adoré,
    Au moins un peu considéré,
    Je suis l’intérimaire vertébré !

    Mais sous cette enveloppe charnelle
    Bat un cœur malade pour elle.
    Où est ma femme odeur cannelle ?
    Où va ma vie sans flanelle ?

    à Aurélie, le 31 oct. 2000

    Je suis « mots dits »

    Le 30 octobre 2000 par Olivier

    Cupidon m’a jeté un sort.
    Un don vieux comme Loukhsor.
    C’est bidon mais j’m’en sors,
    Aidons-le à prendre son essor.

    Il m’amourache toujours des femmes prises.
    La malédiction est sans surprise,
    Elle a sur moi toute emprise.
    Le courant ne passe plus que par la prise.

    Aucune précaution, aucune protection,
    Aucune caution pour la prétention,
    Le remords ne vient pas en aide,
    La mort ou l’oubli comme seuls remèdes.

    Aurélie ne sera jamais dans mon lit
    Aurélie, il faudrait que je t’oublie
    Aurélie, si je danse avec ma folie
    Aurélie, c’est pour oublier ma noyade dans la lie.

    Une fois de plus, tu n’étais qu’un mirage
    Encore une fois, je contiens ma rage
    A tout prix, je dois rester sage
    Et comme d’habitude, je remplis la page.

    L’âme en peine, visions morbides
    Pas de veine, encore un bide
    Sang d’une veine, corps qui se vide
    La tête pleine mais les yeux livides.

    Je ne vois plus l’horizon,
    Tout juste à peine le gazon.
    Il ferait une très belle maison,
    Si j’épuisais trop tôt ma raison.

    L’amour est décidément bien cruel,
    Il s’affiche dans toutes les ruelles,
    Mais s’amuse à grands coups de truelle
    A bétonner mes belles et fines ailes.

    Elles en perdent toutes leurs plumes.
    Le poète n’a plus que sa plume,
    Il traine désormais son enclume
    Tout prêt à danser sous les écumes.

    J’irai rejoindre ces belles sirènes
    A défaut d’avoir trouvé ma reine.
    L’amour, jamais rien ne l’égraine
    Mais inlassablement le destin me freine.

    à Aurélie, le 30 oct. 2000

    Oh !!… rélie

    Le 23 octobre 2000 par Olivier

    Dis donc Aurélie
    T’es bien jolie !
    J’ferais bien des folies
    Un jour avec toi au lit.

    Mais çà, c’est bien primaire,
    Et finalement bien secondaire
    Quand je plonge quelques secondes
    Dans ton regard qui inonde.

    J’sais pas pourquoi j’t’écris çà,
    Mais j’me fous des « fais pas ci pas çà ».
    Alors j’sais bien que j’ai peu d’chances avec toi,
    Mais j’en ai eu envie hier sous mon toit.

    Cà va juste te mettre mal à l’aise,
    Tu rougiras d’abord comme une fraise,
    Et puis tu souriras j’espère,
    Car c’est tout ce que je peux faire.

    Pour qu’il ne reste qu’un bon souvenir,
    Un de ces instants qui arrivent sans prévenir,
    Et qui nous rassurent un peu sur notre avenir
    Aussi sombre ou radieux qu’il puisse devenir.

    à Aurélie, le 23 oct. 2000

    Kesako l’amour ?

    Le 23 octobre 2000 par Olivier

    Çà a commencé dès mon 1er jour,
    On le sent bien dans les alentours,
    C’est peut-être enfin bientôt mon tour,
    Et j’espère que çà durera toujours !

    On dit que çà bat plus vite qu’un tambour,
    Que ton sang ne fait qu’un tour,
    Que çà pourrait te jeter d’une tour,
    Et que Cupidon fait fureur dans ton bourg.

    On dit aussi que çà rend sourd,
    Et qu’il faudra aussi que tu cours
    Très vite pour lui faire la cour,
    Mais pour tout çà, j’suis pas bien sûr.*

    Enfin bref, p’t’être que j’me goure,
    Mais c’est bien tout çà l’amour ?

    à Aurélie. Olive, le 23 oct. 2000

    (*= lire avec l’accent portugais)

    Ah ?… Chiche !!

    Le 23 octobre 2000 par Olivier

    Baisse la tête, oublie la fête !
    Ne crois plus aux 1000 alouettes.
    Trouve plutôt ton paquet d’allumettes
    Et enflammes vite ta p’tite tête.

    Comme çà, c’est pas plus chouette ?
    Tu n’entends plus que les mouettes…
    Souviens-toi qu’il te reste toujours une barrette,
    Et laisse-toi partir dans cette brouette.

    Oublie-la bon sang, cette pitchounette !
    Oublie surtout son regard noisette
    Qui n’a jamais vu tes larmettes,
    Elle s’en fout de toi et tes fléchettes.

    Tu vois p’tit, Cupidon c’est une lopette,
    Raz-le-bol d’bouffer toujours les miettes !
    T’as eu raison d’changer d’superettes.
    Mais fais gaffe quand même à l’estafette,

    Elle mène direct aux Baumettes !
    Là-bas, t’es plus qu’une omelette
    Bien garnie de champignons blettes
    Mais sans herbe follement muette.

    à notre génération perdue, le 23 oct. 2000

    Cadeau du mimizuku

    Le 10 mars 1999 par Olivier

    Je finis ma vie loin de ce brûlant été.
    Les araignées ont vite rangé leurs toiles,
    Car je rejoins à présent cette grande cité,
    Et on m’a aveuglé d’un épais voile.
    Mais si je meurs tristement décapité
    Je porte joyeusement ma nouvelle étoile.

    Après avoir abrité quelques jolis faons,
    Et hébergé quelques douces mésanges,
    Me voici au milieu des petits enfants !
    Même les petits, encore dans leurs langes
    Participent à mon nouvel effet coiffant
    Car tous espèrent la venue du nouvel ange.

    Pour ne plus trembler sous le froid,
    Les hommes m’ont couvert de guirlandes.
    Puis pour atténuer mon grand désarroi
    Ont remplacé mes vieux fruits par des amandes.
    Cette nuit, c’est moi le nouveau roi,
    Et l’ Olivier ne regrette plus le pays des landes.

    à mon amie Mokona, le 10 mars 1999

    Lucarne

    Le 5 mars 1999 par Olivier

    Là-bas, dans ce violent vacarme,
    Loin de nos misérables sarcasmes,
    De longues machettes à double lames
    Ecrivent encore un nouveau drame.
    Sur nul cercueil oublié, les larmes,
    Ne scelleront le charnier d’entre ces vieux charmes.

    Mais tous, ici, entourés par tant de charme,
    Jalousement gardés par nos fiers gendarmes,
    Avons-nous seulement foi de tirer l’alarme ?
    Non. Car nos trop longues rames
    Achèvent toujours nos pauvres âmes
    Alors que d’autres se noient dans cet océan de lames.

    Mais quand ce pouvoir prendront nos dames ?
    Que nous puissions enfin abandonner les armes !

    à mon amie Mokona, le 5 mars 1999

    Ces mots

    Le 24 février 1999 par Olivier

    Gros coup de déprime cette nuit, j’me sens l’âme d’un suicidé…

    Je tape tout doucement ses lettres sur ce clavier et mon écran les retranscrit à une vitesse de tortue, de torture devrais-je dire. Mon 300 mhz serait-il en surchauffe ? Ce micro percevrait-il mes états d’âmes au point de me le signaler, comme ça ? Je me sens mal et la solitude n’arrange rien. Tout d’un coup : cette envie de tout laisser tomber, de tout plaquer, de tout abandonner, de tout refuser, de tout enfermer, de tout casser. Ne plus aimer aussi, ça fait trop mal… Qui, ou quoi que ce soit ! Ces images, toutes ces séquences que je n’arrive pas à retranscrire ailleurs que dans les mots… Les mots, cette substance en voie d’extinction mondiale. Remplacés par cet audio-visuel si rapide, si futile, si flamboyant, si impersonnel et pourtant si influent. Les mots, cette matière si malléable, si souple, si facile d’accès. Cette force de l’ombre qui rejaillit sur le NET et qui pourtant n’attire personne, n’intéresse personne, n’aveugle personne !

     


    Les mots, ces lettres qui peuvent guérir tant de maux,
    Face à ces images qui sonnent tellement faux.
    Ses mots qui me rendent un peu plus idiot,
    Ne font que trahir ce berceau au milieu des tombeaux.
     

    à quiconque. Olive, le 24 fév. 1999

    Sage tatouage

    Le 18 avril 1998 par Olivier

    Louisa, tu m’imposes un doux clivage,
    Mais ce n’est qu’un nouvel esclavage.
    Toujours en moi continue le ravage,
    Et rien ne l’atténuera, pas même ces lointains rivages.

    Espérons que mon amour non volage
    Ne plongera jamais le jeune mage
    Dans la quête aux milles villages,
    Rendant impossible tout arrimage.

    En maudissant ton mariage,
    De l’ Olivier, je brisais le feuillage.
    Je ne savais pas que dans ton sillage,
    Naîtrait un nouvel enfantillage.

    Dans mon cœur, ce profond forage
    Fit jaillir un trop puissant orage.
    Et désormais loin de toi, mon mirage,
    Mon âme tente de calmer cette rage.

    En tournant lentement la page,
    J’espère éviter le dérapage.
    Et toujours plus haut, dans ces alpages
    Rebondir sur ces quelques nuages.

    Je conserve dans mon ermitage
    Ma poésie, notre seul héritage.
    Peut-être, dans la thérapie du partage
    Mon âme atteindra un nouvel étage.

    Toujours en moi subsiste ton image,
    Elle s’est gravée comme un tatouage.

    à Louisa, le 18 avril 1998

    Prière

    Le 22 janvier 1998 par Olivier

    Dieu, je m’adresse à toi,
    C’est bien la première fois.
    Louisa, cachée sous son toit,
    M’a enfin donné la foi.

    Jadis, tu vis le poète rire,
    Désormais, tu le vois souffrir,
    Bientôt, tu le verras mourir
    Que peux-tu encore lui offrir ?

    Louisa a coupé ses trop grandes ailes,
    Elle ne voulait pas d’un nouvel amant.
    Pour une seconde de plus auprès d’elle,
    Il aurait volé cent-milles diamants.

    Satan est toujours présent, il le sent,
    Il ne cesse d’ hanter son cœur.
    Peut-être s’il lui donnait son sang,
    Oublierait-il enfin sa rancœur.

    Oh Dieu, je t’en supplie,
    Ecoute la prière d’un pauvre roi.
    Maintenant qu’il se noie dans la lie,
    Laisse cet hère mourir dans le froid.

    à Louisa, le 22 janv. 1998

    Orphelins

    Le 17 novembre 1997 par Olivier

    Le poète se meurt Louisa,
    Et avec lui tous mes souvenirs,
    D’un bonheur que rien ne comblera.
    Satan savoure déjà sa victoire à venir
    Sur l’adulte au regard chagrin et las,
    Qui veut maintenant te fuir.

    Mes poèmes orphelins dorénavant,
    Trouveront-ils autre lectrice ?
    Lorsque Satan aura volé mon âme d’enfant,
    Qui refermera ma béante cicatrice ?

    Qui chassera ta présence dans mon cœur ?
    Qui anéantira d’un regard tant de labeur ?
    Ton souffle chassait mes terreurs.
    Mon âme accumule les erreurs.

    à Louisa, le 17 nov. 1997

    Départ reporté

    Le 4 novembre 1997 par Olivier

    Je n’ai pas eu le courage
    De partir vers ces lointains rivages.
    Cette plaie mal refermée m’emplit de rage ;
    Mickey a fait trop de ravages.

    J’aurais pu quitter dignement la scène,
    Et continuer de t’aimer honorablement.
    Mais Mickey dans sa pauvre haine
    A décidé d’accentuer l’éloignement.

    Ma solitude d’homme enfant,
    Je peux la combler avec Satan.
    Il a désormais la primeur de ma poésie,
    Puisque vous avez rejeté ma tendre hérésie.

    Si ta rupture m’a jeté sur tant d’écueils,
    Ta présence m’a fait passer de nombreux seuils.
    Cette flamme ravivée dans mon oeil,
    Se propage sur ces quelques feuilles.

    Le poète de ses larmes bleues,
    Remplit l’encrier des amoureux.
    Mais il cherche à nouveau sa plume,
    Que Louisa a caché sous l’enclume.

    Ce troisième poème écrit
    Ne poussera aucun cri.
    Personne ne m’avait autant affaibli,
    Je tombe sûrement dans la folie de l’oubli.

    à Louisa, le 4 nov. 1997

    Ce téléphone aphone

    Le 10 octobre 1997 par Olivier

    L’huître n’est plus fermée,
    Elle est très abîmée,
    Elle est perdue à tout jamais,
    Elle n’a pas été consommée.
    Pourtant sous ses abords grossiers,
    Elle cachait une chair veloutée.
    Louisa y avait à peine goûté,
    Mickael l’a aussitôt jeté.
    Il avait peur que son goût salé
    Ne révèle une drogue cachée.
    Pourtant Louisa a recraché,
    Oubliant ce qui s’était passé.

    Pauvres hommes, nous sommes,
    Si peureux, si envieux.
    Quel drame dans ce cri d’alarme,
    La mer n’entendra que le vent d’automne.
    Comment ont survécu tous ces vieux ?
    Je suis trop blessé, je cherche mon arme.

    Mon cousin inconnu,
    Mort de s’être trop suicidé,
    Peut-il à présent m’aider ?
    Louisa, nous nous sommes perdus.

    Si seulement, tu me l’avais dit en face,
    Tu aurais hésité à briser la glace.
    Tu as enterré nos émotions,
    Je hais ta nouvelle chanson.
    Mickael peut t’offrir des millions de perles,
    Il ne retrouvera jamais celle au goût de sel,
    Que par mégarde ou fausse méchanceté,
    Tu as été obligé de recracher.

    à Louisa, le 10 oct. 1997

    Destins

    Le 8 octobre 1997 par Olivier

    Louisa, encore une fois excuses-moi.
    Tu m’as demandé pour aujourd’hui,
    D’apporter un peu plus de joie,
    De cacher ma trop grande jalousie.
    Rassures-toi, je garde mon sang froid,
    Mais je ne peux jouer cette hypocrisie.
    Vous tous réunis autour de Louisa,
    Pardonnez ma folie, mon hérésie.

    Tu me demandais souvent à quoi je pense,
    Je me taisais redoutant ta sentence.
    Si je dois nous briser le cœur,
    Alors je le fais maintenant et sans peur.

    Louisa, tel est ton prénom,
    Tu viens à peine de changer de nom.
    J’ai du mal à accepter ce nouveau son,
    Comment suis-je devenu aussi con ?

    Mon imagination a bercé toute ma vie,
    Mon cœur ne donnant jamais son avis.
    Celui-ci désormais à terre
    Ne veut plus jamais se taire.

    Je rêvais tout éveillé sous ces pommiers.
    C’était une trêve ensoleillée sur ce damier,
    Où une reine mettait en échec de sa patte
    Un roi qui ne veut toujours pas être mat.

    Laissez-moi vous narrer cette fable,
    Mes aveux de tant de péchés commis.
    Parmi nous ce soir se cache le diable,
    Rassurez-vous, il est venu en ami.
    Ne le cherchez pas sous la table,
    Ni dans ce pain plein de mie,
    Car il est en moi, indiscernable,
    Il veille à moitié endormi.
    Il vous semblera peu formidable,
    Pourtant à Louisa il s’est soumis.

    Découvrez pour la première fois son amour,
    Profitez pour la dernière fois de sa présence,
    Car il part dans quelques jours
    Sur les routes sinueuses de France.
    Puisque son voyage est sans retour,
    Sachez savourer cette unique chance.

    Mickael, prête attention à mes conseils.
    Louisa t’a choisi en confiance,
    Protège-la vaillamment sous tes ailes,
    Berce-la toujours dans la romance.
    Ne t’avise jamais de porter la main sur elle,
    Ne lui fais aucune offense.
    Aime-la, chéris-la, réchauffe-la tel le soleil,
    Que ta semence lui offre descendance.
    Je l’aime mais te laisse la vie belle.
    Sachez profiter de votre chance.

    Ces conseils sont mes commandements,
    Applique-les toujours sereinement.
    Si ta conduite devait changer brusquement,
    La mort punira ton brutal revirement.
    J’en fais ici le serment,
    Car j’ai parlé avec Satan.
    Il attend que je signe par l’un de nos sangs,
    Son pacte de mort terrifiant.

    Je vous le décris brièvement.
    Satan m’a dit :
    « Un jour tu te perdras
    Dans le grand canyon aux deux falaises.
    Quand la solitude t’aura conduit
    Sur l’un de ses hauts rebords,
    Coté suicide ou homicide,
    Alors trébuche, n’aie pas peur.
    Ta chute ne sera pas veine,
    En bas j’échangerai ton âme d’enfant
    Contre ta présence invisible auprès de Louisa. »

    Je suis désolé, ses paroles ne riment pas,
    Mais Satan n’a pas encore réussi
    A escroquer dans le trépas
    L’âme d’un poète abasourdi.
    Espérez et priez avec moi
    Qu’il n’y parvienne jamais ici.

    Je renie maintenant le père et son paradis,
    Car je refuse une éternité solitaire.
    Je préfère veiller Louisa jusqu’à la fin de sa vie,
    Quitte, après, à brûler en enfer.

    Je garde ta bible avec émoi,
    Dieu Jéhovah viendra peut-être à moi.
    Je te redonne tous mes poèmes
    Où j’écrivais combien je t’aime.
    Un couple ne survit pas dans le mensonge,
    Raconte à Mickey tous mes songes.
    Notre relation fut brève,
    J’ai grand besoin de trêve.

    Des images persistent dans mon cerveau,
    Elles occultent mon reflet dans ce miroir,
    L’homme n’arrive plus à paraître beau.
    Je t’attends seul dans ce grand noir,
    J’ai déjà pris pied dans mon tombeau.
    Car mon regard perd son espoir.

    Mais l’instant n’est pas encore tragique,
    Il le sera peut-être dans quelques mois.
    Si le temps et son érosion cyclique
    N’agissent pas sur moi,
    Alors la mèche consumée trop vite
    Allumera dans le trop froid
    Le bâton de dynamite.

    Seule une autre femme,
    Combative et sûre de son choix,
    Pourra éteindre ma flamme.
    Priez pour qu’elle s’attache à moi.

    […] (confidentiel)

    Louisa, je t’ai fait du mal,
    Louisa, j’ai trop pensé à moi.
    Louisa, nous ne sommes pas banals.
    Louisa, encore une fois excuse-moi.

    Maintenant que la salle est bouche-bée,
    Je vous en prie, applaudissez,
    J’ai besoin de me sentir aimé,
    Sinon je quitte maintenant ce dîner.

    à Louisa, le 8 oct. 1997

    Le cri

    Le 3 octobre 1997 par Olivier

    Louisa, je ne sais quoi te dire,
    Le silence est parfois moins pire.
    Le regard de tous ces cloportes,
    Il faut que je le supporte.

    Chaque soir sur la route,
    Je tue une fois de plus ma déroute.
    Ma personnalité en hibernation
    Entre maintenant en action.

    Mais celle-ci n’est pas la bienvenue,
    J’ai peur de cette inconnue.
    Je la redoute mais la respecte,
    Sans doute m’écrasera-t-elle comme un insecte.

    Tout est confus à présent,
    Je ne veux devenir médisant,
    Mais mon amour, je le sais désormais
    Est cruel car je voudrais t’enfermer.

    Ce calme dont j’étais si fier,
    Presque issu de l’âge de pierre,
    Me fait maintenant froid dans le dos.
    Cette mer où baignent tous ces badauds,

    Si longtemps adulée par les pêcheurs,
    Peut-elle trop s’agiter de terreur ?
    Comme toutes les sangsues,
    Je cherche en vain mon issue.

    Je fais souffrir beaucoup trop vite,
    Je ne suis qu’un parasite.
    Ma lucidité va te faire bondir
    C’est pourquoi je dois partir.

    Ma folie encore latente
    Se calmera sous la tente.
    Et si celle-ci s’empare de moi,
    Malgré ton absence de plusieurs mois,

    Alors prie pour mon âme une dernière fois,
    Car Dieu ne m’a pas donné la foi.
    L’ultime voyage sans retour
    Achèvera mes souffrances en bas d’une tour.

    à Louisa, le 3 oct. 1997

    Vive la bohème

    Le 23 septembre 1997 par Olivier

    Tu me réclamais hier un poème,
    Faut-il te répéter combien je t’aime ?
    En ce moment, ma poésie
    Reflète seulement mon hérésie.

    Rester et laisser une présence froide,
    Ou s’évader dans la débandade.
    L’incompréhension générale
    M’est déjà trop banale.

    Quand le chat est en transe,
    Mickey et sa souris dansent.
    Partir pour mieux écrire,
    Fuir pour ne plus souffrir.

    La survie est dans l’espérance,
    La thérapie est dans la distance.
    Je ne veux plus me raser,
    Je ne recevrai plus de baiser.

    Voyager autour du monde,
    Pour chercher les bonnes ondes ?
    Ou enrubanner la planète,
    Et te prouver que je suis honnête ?

    Enfin te laisser un manuscrit en héritage,
    Mémoires et réflexions de mon ermitage.
    Lui seul bercera ma solitude,
    Toi seule comprendras ma béatitude.

    Un premier jour, je te découvrais.
    Un dernier jour, je te quitterai.
    Mais à jamais je t’aimerai.
    Je l’ai juré, c’est bien vrai !

    à Louisa, le 23 sept. 1997

    Postscriptum :

    J’ai découvert une nouvelle fleur,
    Poussée récemment dans mon cœur.
    Elle est parfumée comme la rose,
    Ses épines m’ont rendu morose.

    Dis…Euh

    Le 16 septembre 1997 par Olivier

    Si Jésus persécuté par les Romains,
    Fils de Dieu a pu tant surmonter.
    Alors Olivier persuadé de son destin,
    Fils de Satan pourra-t-il aussi aimer ?

    Oh Dieu, grand créateur,
    Adulé par tant d’hommes,
    Découvriras-tu avec stupeur,
    La tristesse de tes mômes ?

    Le temps est venu pour toi,
    De répéter tes commandements.
    Tes enfants devenus rois,
    Font couler trop de sang.

    Tes créatures ont depuis,
    Rajouté quelques alinéas à tes préceptes.
    Ton monde qui fuit,
    Ne sait plus que faire la fête.

    Maintenant, Yahvé et ses témoins,
    N’attendant que ta colère,
    Ont tout préparé du moins,
    Pour accueillir cette nouvelle ère.

    Implorant pour la paix d’une âme,
    Le fils de Satan s’adresse enfin à toi.
    Dans mon ventre cette lame,
    Signera mon retour à la foi.
    Après tant de péchés, un seul blâme :
    Devenir l’ange gardien de Louisa.

    à Louisa, le 16 sept. 1997

    L’amour n’attend pas

    Le 16 septembre 1997 par Olivier

    Une plante toujours épineuse,
    A chaque pleine lune de minuit,
    Ouvrait sa corolle sans bruit,
    Attendant une belle butineuse.

    La fleur sous ses aspects difficiles,
    Cachait le jour son précieux pollen,
    De peur d’être pillée par une guêpe vilaine.
    Celui-ci était réservé à une abeille des îles.

    Plusieurs saisons passèrent,
    Sans un seul bourdonnement.
    Puis par une nuit claire comme un diamant,
    Des centaines de frelons affolés la frôlèrent.

    Ne pouvant plus attendre,
    Un feu de forêt s’approchant.
    La fleur lâcha son nectar quasi brûlant,
    Ne laissant d’elle que ses cendres.

    L’ultime semence au dessus des braises,
    Par son odeur envoûtante,
    Dans le vent de la tourmente,
    Attira finalement une abeille portugaise.

    à Louisa, le 16 sept. 1997

    Le grand souffle

    Le 16 septembre 1997 par Olivier

    L’avion vient juste de décoller,
    Le pilote, un certain Mickey,
    Dirige sereinement ses ailes,
    Bien au delà du 7ème ciel.

    Le vol était réservé aux amoureux,
    Je ne fais pas partie de ces heureux.
    Mais j’avais vu cette belle hôtesse,
    Je lui proposai dans l’allégresse :

    « -Oh Louisa, veux-tu de moi ?
    -Désolé monsieur, j’ai déjà fait mon choix.
    Vous ne respectez pas le règlement,
    Veuillez descendre immédiatement. »

    Et d’elle ouvrant la porte arrière,
    Me jette aussitôt dans les airs.
    Les figures que j’exécute,
    Me font oublier la chute.

    Je plane, quelle sensation…
    Mais je dois faire attention.
    Dieu ne m’accordera aucun rebond,
    Sur ses nuages de coton…

    à Louisa, le 16 sept. 1997

    Amour secret

    Le 14 septembre 1997 par Olivier

    Louisa, tu dois me croire,
    Je ne peux mentir à ma seule amie.
    Je sais que tous mes poèmes noirs,
    Te posent bien des soucis.

    J’ai de nombreuses qualités,
    Dont celle de savoir attendre.
    Et jamais dans ma douleur trop excitée,
    Je ne tenterai de me prendre.

    Je ne veux blesser personne,
    Et surtout pas toi Louisa,
    Par une mort égoïste d’automne.
    Je lui préfère mon désarroi.

    Alors maintenant, que faire d’autre ?
    Je tente bien de t’oublier,
    Mais je ne pense à rien d’autre.
    Je rends mon tablier.

    Je n’envisage plus que deux solutions.
    La première serait dans l’adultère,
    Mais je sens que tu aimes trop ton Apollon.
    Ne reste plus qu’une longue amitié sincère.

    Celle-ci sera peut-être embarrassante,
    Mais solide et toujours constante.
    Je t’ai réservé mon cœur,
    Je t’en prie, fais lui honneur.

    à Louisa, le 14 sept. 1997

    Cette prison ouverte

    Le 14 septembre 1997 par Olivier

    Sur le chemin de ma vie, à chaque carrefour,
    Le destin m’a envoyé ses guides.
    Mais hélas depuis quelques jours,
    Je me perds dans un labyrinthe sordide.

    J’étais intrigué qu’il ne soit pas indiqué,
    Mais fasciné comme tous les artistes,
    Et ne trouvant pas çà compliqué,
    J’entamais les joies du hors-piste.

    Au fil de mes expériences et découvertes,
    Je devenais excellent navigateur.
    Auparavant foulant les plaines d’herbe verte,
    Je sautais les ravins, défiant la pesanteur.

    J’ouvrais enfin les portes du bâtiment,
    Et m’engouffrais sans retenue.
    A peine entré, au sol une dalle de ciment,
    Se dérobait et me plongeait dans l’inconnu.

    Dans ma chute, je sentais une odeur,
    Apaisante et chaude comme la braise.
    La réception se fit dans la douleur,
    J’avais atterri dans une fournaise.

    D’une porte cachée entrait une belle inconnue,
    De suite mon cœur battit la chamade.
    J’exposai sans prendre garde mon âme à nu,
    C’était l’heure de la première brimade.

    Elle m’apprit que je n’étais pas le premier,
    Qu’un autre homme était tombé ici bas.
    Lui aussi subjugué se mit à la prier
    Si longtemps que finalement elle l’épousa.

    Mon âme estropiée voulait l’oublier,
    Elle, compatissante, tentait de m’aider.
    Mais mon cœur lui était à jamais lié,
    Il était inutile de s’évader.

    à Louisa, le 14 sept. 1997

    A E I O U Y

    Le 11 septembre 1997 par Olivier

    Aujourd’hui, un poème triste, çà change pas…
    Dis-moi si tu m’aimes un peu Louisa.
    Car des larmes viennent à mes yeux,
    Chaque soir en exprimant mon vœu
    Faut-il te l’exprimer ici ?
    Je ne suis même pas encore ton ami.
    Tu me lis… C’est déjà trop beau,
    Mais cesses de répéter ces mots :
    « La vie vaut la peine d’être vécue,
    Tu trouveras bien une fille dans la rue. »
    Expédies-moi plutôt chez les Grecs,
    Ou invites-moi en discothèque.

    Mesures-tu la sincérité de ce bla-bla ?
    Peu de chose séparent ma vie du trépas.
    Mais j’essaierai de mourir vieux,
    Car ce que j’écris t’émeut…
    Que faire de ma trop longue vie ?
    Mon seul répit est-il dans la poésie ?
    A cet instant, je me sens idiot,
    Je voudrais périr dans un tombeau.
    J’y exposerai mon âme à nu,
    Et toi, en oubliant m’avoir connu…
    Tu rangerais ton mouchoir désormais sec,
    Prés de mes poèmes dans la bibliothèque.

    à Louisa, le 11 sept. 1997

    Portugaise de braise

    Le 11 septembre 1997 par Olivier

    Bien avant l’hier, je croyais l’amour facile,
    Que la solitude punissait les imbéciles.
    Aujourd’hui, ma vie d’habitude si docile,
    M’oblige à froncer les sourcils.

    Depuis longtemps, un trône est réservé,
    Dans un lieu magique et très privé.
    Une femme déesse y aurait été élevée,
    Mais j’attends encore son arrivée.

    Si demain, perdues dans quelques villes,
    De jeunes princesses parfumées de vanille
    Implorant ce siège me placent en asile,
    Devrais-je encore fuir à Manille ?

    Ma jalousie sans cesse ravivée,
    Ne peut être à tout jamais entravée.
    Prions Dieu qu’il puisse enfin achever
    Mes envies de suicide enfin avouées.

    à Louisa, le 11 sept. 1997

    Mona Louisa

    Le 10 septembre 1997 par Olivier

    Je n’ose te le dire, j’ai trop envie,
    J’aimerai deux photos après la cueillette.
    L’une de toi modèle réduit,
    Toujours près de mon cœur dans sa pochette.
    L’autre de ton mari agrandie,
    Une belle cible pour mes fléchettes.
    Je t’en supplie, dis oui
    En récompense de ces quelques lettres.
    Jamais auparavant, je n’ai tant écrit,
    L’amour fait resurgir mon âme de poète.
    Mais même si souvent, grâce à moi tu souris,
    Je ne peux cacher ma mine tristounette.

    Nul besoin de maquillage,
    Ton sourire dépasse tous les truquages.
    Mon rêve incarné dans ton image,
    Se reflétera quelque soit ton âge.
    Et si, au crépuscule de ta vie sage,
    Un jour tu rencontres un vieux mage,
    Prêtes attention à son message.
    Peut-être de son ermitage,
    Te remettra-t-il cette photo d’un autre âge,
    Issue d’un récent héritage
    D’un globe-trotter de passage,
    Qui voulut, seul, tourner la page.
    Eh oui, la poésie est finie, c’est dommage,
    Je dois préparer mes bagages…

    à Louisa, le 10 sept. 1997

    Définition de mon amour

    Le 9 septembre 1997 par Olivier

    A chaque instant où je te vois,
    J’apprécie l’instant présent,
    Pour mieux m’en souvenir avec émoi,
    Lorsque les jours seront plus pesants.
    Même si ta flamme brûle pour un autre,
    Ne jamais l’éteindre de mes larmes.
    Rassurant comme l’apôtre,
    Toujours présent à la moindre alarme.

    Si ton mari n’est plus romantique,
    Qu’il est distant, froid et cynique.
    De te suggérer la vieille Rome antique,
    Avec celui de nous que tu juges plus héroïque.

    Si à l’aéroport, le baiser d’au-revoir,
    Laisse ses traces rouges sur ma joue,
    Fébrilement, je t’embrasse encore ce soir.
    Et avant de devenir fou,
    Je tue encore ma mémoire,
    Puis je fuis vers cet endroit perdu où…

    à Louisa, le 9 sept. 1997

    Feu amoureux

    Le 9 septembre 1997 par Olivier

    Solitaire abandonné, je cherche ton cœur
    Salutaire qui saura apaiser mes peurs.
    Ravageurs, tes yeux m’oublient ;
    Voyageur, je te poursuis.
    Pour un instant, mon esprit revit ;
    Ce n’était qu’une lueur, j’étais ébloui.

    Quand ta flamme s’envolera tourbillonnant,
    Rejoindre enfin mon brasier mourant ;
    Laisse alors tes étincelles brûlantes
    Raviver en moi une âme haletante.

    Oh, toi, reine de mon cœur,
    Inonde moi de bonheur.

    à Louisa, le 9 sept. 1997

    Pauvre récolte

    Le 9 septembre 1997 par Olivier

    Sous mon ciré bien étanche,
    Je ne crains pas d’être mouillé,
    Même si l’eau ruisselle sur mes hanches.
    Que ces arbres sont mal taillés,
    Je ne vois pas à travers les branches,
    Celle que le destin m’a envoyé.

    A terre, le feuillage chef éclairagiste,
    Habille subtilement d’ombres et lumières,
    Ses longs cheveux si tristes.
    En haut de l’échelle, dans ce bleu couleur mer,
    Telle une danseuse sur sa piste,
    Cette vision de toi me laisse un goût amer.

    Au commencement, Adam et Ève,
    Sous les yeux d’un serpent pas si naïf,
    Croquèrent la pomme d’amour.
    Pour ma part, pas de trêves,
    Je les mange toutes à vif,
    Car j’attends ce reptile depuis toujours.

    Miracle, j’entends siffler, serait-ce lui ?
    Damnation, quelle poire je suis; c’est midi.

    à Louisa, le 9 sept. 1997

    Tristesse d’un homme seul

    Le 8 septembre 1997 par Olivier

    Partout autour, des couples se fondent,
    Le bonheur est bien visible.
    Tant à la télé que sur les ondes,
    La Saint-Valentin laisse fébrile.
    Les flèches de Cupidon abondent,
    Mais je ne suis plus une cible.

    Seul avec mes espoirs toujours déçus,
    Je tente de fuir la solitude.
    Mais cela ne suffit plus,
    Il me faut retrouver la plénitude.
    L’amour véritable ne m’a pas attendu,
    Il plane là-haut, en altitude.

    Lassé de ne plus rien espérer,
    Je me dirige vers ces hauteurs.
    Sautant alors pour le récupérer,
    Je le manque avec stupeur.
    Ma chute a fait pleurer,
    Je le regrette avec bonheur.
    Mon coeur n’a pu être foudroyé,
    Même par le défibrilateur.

    à Louisa, le 8 sept. 1997

    Espoir déchu ?

    Le 8 septembre 1997 par Olivier

    Une vie de trop d’années encore,
    Ne vaut rien remplie de jours noirs.
    L’histoire de la vie semble entretenir,
    Depuis des millénaires, toujours plus fort,
    En chacun de nous le faible espoir,
    De voir l’amour naître et grandir.

    Le ciel toujours aussi serein,
    Envoie ses anges bienfaiteurs
    Sur toutes les générations.
    Mais depuis longtemps mes yeux éteints,
    A la recherche de l’âme sœur,
    Scrutent inlassablement l’horizon des passions.

    Le désert m’entoure à présent.
    La foudre s’abat souvent sur les arbres,
    Je recherche l’oasis aux cent palmiers.
    Soudain je l’aperçois droit devant,
    J’y cours, je veux fuir ces dunes macabres.
    Je ne dois pas être le premier.

    Des sables toujours mouvants,
    Surgissent quelques crânes.
    L’oubli suffit pour ces malchanceux.
    Personne ne viendra pleurant,
    Prier pour la paix de leurs âmes.
    Nul besoin de tombes pour eux.

    Mais que se passe-t-il subitement ?
    Je perds mon objectif de vue.
    Le désert m’abuse avec ses mirages.
    Le diable y joue sataniquement.
    Il me l’a bien dit, c’est connu :
    Le ciel ici ne s’éclaircit jamais de nuages.

    à Louisa, le 8 septembre 1997